J - 65
Il y a quelque temps que nous n’avons pas effectué de « point sondages ». Il faut dire, qu’en ce moment, ils nous mettent plutôt mal à l’aise, tant par leurs divergences que par les interprétations dont ils font l’objet..
De fait, les polémiques vont bon train. Comment expliquer, en effet, qu’au premier tour on trouve une différence de 1 à 6 points en faveur de Hollande et de 6 à 18 points au second tour ? Du pain béni pour les politologues qui flairent la magouille et supputent la probabilité d’un « croisement des courbes », qui verrait Sarkozy passer devant Hollande au premier tour.
Plutôt que de calculer la moyenne des estimations sur chaque candidat, nous allons essayer de donner une vision globale.
Normalement la gauche devrait perdre cette élection puisque, selon Mitterrand, la gauche ne peut remporter une présidentielle que si elle réunit, au premier tour, toutes tendances confondues, au moins 45 % des suffrages. Or, s’il y a un point sur lequel les instituts sont d’accord c’est qu’elle en est loin : son score est plutôt de 40 %, au maximum de 42 %.
Mais Mitterrand, pourtant élu sur un rejet du président sortant, n’imaginait pas que ce phénomène puisse atteindre un niveau tel que celui que connait Sarkozy. C’est cela qui explique l’anomalie du second tour.
Si la gauche obtient un résultat historiquement bas au premier tour, que dire de la droite (hors front national ) qui ne dépasse pas les 30 % ?
Donc, 40/42 % pour la Gauche, 30 % pour la droite, restent 28/30 % pour Le Pen et Bayrou. Normalement, ce réservoir devrait bénéficier majoritairement au candidat de droite. Mais pas cette fois, car les reports de voix sur Sarkozy sont extrêmement mauvais. Il lui faudrait, pour gagner, recueillir au moins les 2/3 de ces quelque 30 %. Or, les électeurs de Bayrou se reportent majoritairement sur Hollande; quant à ceux de Le Pen, 40 % seulement voteraient Sarkozy, 20 % Hollande et le reste s’abstiendrait. On peut refaire les calculs dans tous les sens, on ne voit pas où Sarkozy pourrait trouver les 20 % qui lui manquent. Mission impossible…
En fait, une seule personne peut lui permettre d’y arriver, Hollande. Et il en est tout à fait capable ! Comme nous le disions dans notre précédente chronique, confisquer les revenus au-dessus de 1 million par an ne fait de la peine qu’aux quelques milliers de personnes concernées. Encore que certains commencent à penser que quand on tombe dans l’addiction à l’impôt, personne ne peut dire où cela s’arrêtera. Et il n’existe pas d’ "impotomanes anonymes" pour aider à s'en sortir !
D’ailleurs, il a replongé. Depuis hier, on ne parle que du projet d’augmenter la fiscalité de l’assurance vie dont les produits ne supportent actuellement « que » les prélèvements sociaux (12,3 % tout de même) et un prélèvement libératoire de 7,5 % (lorsque les contrats sont détenus au moins 8 ans). Désormais, les produits de l’assurance vie seraient intégrés aux autres revenus et donc soumis à la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu qui s'applique à chaque possesseur d'un contrat.
Quand on sait que plus de 40 % des français possèdent une assurance vie et que le total des placements s’élève à 1.300 milliards, on en connaît qui vont vite saisir que cela sent le roussi, même si l’on ne sait pas bien encore si l’on n'en est qu' au premier temps de la valse ou, déjà, au deuxième.
Les principales catégories concernées par l’assurance vie étant les personnes âgées, les agriculteurs, les professions libérales, les cadres…on devine qu’il doit y avoir pas mal de Bayrou et de Le Pen là-dedans !
A ce prix là, c’est idiot de s’abstenir et d’ailleurs, il a quand même fait de bonnes choses Sarkozy... C’est pas votre avis, ma bonne dame ?
Il y a quelque temps que nous n’avons pas effectué de « point sondages ». Il faut dire, qu’en ce moment, ils nous mettent plutôt mal à l’aise, tant par leurs divergences que par les interprétations dont ils font l’objet..
De fait, les polémiques vont bon train. Comment expliquer, en effet, qu’au premier tour on trouve une différence de 1 à 6 points en faveur de Hollande et de 6 à 18 points au second tour ? Du pain béni pour les politologues qui flairent la magouille et supputent la probabilité d’un « croisement des courbes », qui verrait Sarkozy passer devant Hollande au premier tour.
Plutôt que de calculer la moyenne des estimations sur chaque candidat, nous allons essayer de donner une vision globale.
Normalement la gauche devrait perdre cette élection puisque, selon Mitterrand, la gauche ne peut remporter une présidentielle que si elle réunit, au premier tour, toutes tendances confondues, au moins 45 % des suffrages. Or, s’il y a un point sur lequel les instituts sont d’accord c’est qu’elle en est loin : son score est plutôt de 40 %, au maximum de 42 %.
Mais Mitterrand, pourtant élu sur un rejet du président sortant, n’imaginait pas que ce phénomène puisse atteindre un niveau tel que celui que connait Sarkozy. C’est cela qui explique l’anomalie du second tour.
Si la gauche obtient un résultat historiquement bas au premier tour, que dire de la droite (hors front national ) qui ne dépasse pas les 30 % ?
Donc, 40/42 % pour la Gauche, 30 % pour la droite, restent 28/30 % pour Le Pen et Bayrou. Normalement, ce réservoir devrait bénéficier majoritairement au candidat de droite. Mais pas cette fois, car les reports de voix sur Sarkozy sont extrêmement mauvais. Il lui faudrait, pour gagner, recueillir au moins les 2/3 de ces quelque 30 %. Or, les électeurs de Bayrou se reportent majoritairement sur Hollande; quant à ceux de Le Pen, 40 % seulement voteraient Sarkozy, 20 % Hollande et le reste s’abstiendrait. On peut refaire les calculs dans tous les sens, on ne voit pas où Sarkozy pourrait trouver les 20 % qui lui manquent. Mission impossible…
En fait, une seule personne peut lui permettre d’y arriver, Hollande. Et il en est tout à fait capable ! Comme nous le disions dans notre précédente chronique, confisquer les revenus au-dessus de 1 million par an ne fait de la peine qu’aux quelques milliers de personnes concernées. Encore que certains commencent à penser que quand on tombe dans l’addiction à l’impôt, personne ne peut dire où cela s’arrêtera. Et il n’existe pas d’ "impotomanes anonymes" pour aider à s'en sortir !
D’ailleurs, il a replongé. Depuis hier, on ne parle que du projet d’augmenter la fiscalité de l’assurance vie dont les produits ne supportent actuellement « que » les prélèvements sociaux (12,3 % tout de même) et un prélèvement libératoire de 7,5 % (lorsque les contrats sont détenus au moins 8 ans). Désormais, les produits de l’assurance vie seraient intégrés aux autres revenus et donc soumis à la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu qui s'applique à chaque possesseur d'un contrat.
Quand on sait que plus de 40 % des français possèdent une assurance vie et que le total des placements s’élève à 1.300 milliards, on en connaît qui vont vite saisir que cela sent le roussi, même si l’on ne sait pas bien encore si l’on n'en est qu' au premier temps de la valse ou, déjà, au deuxième.
Les principales catégories concernées par l’assurance vie étant les personnes âgées, les agriculteurs, les professions libérales, les cadres…on devine qu’il doit y avoir pas mal de Bayrou et de Le Pen là-dedans !
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