dimanche 25 mars 2012

L'ENQUETE CORSE DE HOLLANDE


J – 42
L’enquêteur Hollande s’est rendu en Corse avec pour mission de ramener des voix.
Il a cru habile de se référer au nombre élevé d’homicides en Corse, comme élément de preuve de l’échec de la politique sécuritaire de Sarkozy.
« Comment  puis-je admettre ici même, qu’il y ait eu depuis cinq ans, 20 homicides par an, 100 depuis le depuis le début du quinquennat ? Pour la seule année 2011, 22 homicides et 16 tentatives, un record en France et si je regarde au-delà de la France, hélas record européen !  Et il viendrait nous faire des leçons sur la question de la sécurité, sur la question des luttes contre les violences, sur la question des lois républicaines ? ».
Peut-on l’imaginer se rendant dans le « 93 » et déclarant que  la ville de Saint-Denis détient le plus haut taux de violence en France et en Europe ? Stigmatisation…
Mais Hollande est en campagne et il lui faut contrer son rival sur le terrain de la sécurité après les terribles événements que nous venons de vivre.
Soit. Mais pourquoi avoir choisi la Corse ? Parce que, franchement, en matière de sécurité, de lutte contre les violences et d’application des lois républicaines, s’il y a un endroit où les socialistes auraient intérêt à se faire oublier, c’est bien la Corse…
Qui ne se souvient que c’est sous le quinquennat de Jospin que l’on a, pour la première fois dans l’histoire de la République, assassiné un préfet ? C’était le 6 février 1998. Que l'enquête a mis 15 mois pour aboutir, après s’être fourvoyée pendant plus d’un an sur une fausse piste, et que le principal suspect n’a été arrêté qu’en 2003, par un nouveau ministre de l’intérieur qui s’appelait… Nicolas Sarkozy ?
Il est vrai que pour remplacer Claude Erignac, grand préfet, grand serviteur de l’Etat, Chevènement, le ministre de l’intérieur de Jospin, avait choisi un tout autre profil : Bernard Bonnet,  le préfet qui a ordonné de mettre le feu à des paillotes, ce qui lui a valu une condamnation à 3 ans de prison.
Donc, sur la Corse, les socialistes n'ont pas de leçons à recevoir et si Hollande n’a personnellement exercé aucune responsabilité durant cette période, pas plus qu’avant ni après d’ailleurs, il était, comme se plait à le rappeler, « associé à tout ».
Reste que les corses ne conservent pas un très bon souvenir du dernier gouvernement socialiste. Mais, comme ils sont hospitaliers, sans doute lui auront-ils fait un cadeau avant son départ : un proverbe corse.
 « A ghjastema volta e ghjira Volta in capu à chi la tira » : L'imprécation tourne et vire, et revient à la figure de celui qui la profère.

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