J – 42
L’enquêteur Hollande s’est rendu en
Corse avec pour mission de ramener des voix.
Il a cru habile de se référer au
nombre élevé d’homicides en Corse, comme élément de preuve de l’échec de la politique
sécuritaire de Sarkozy.
« Comment puis-je admettre ici même, qu’il y ait eu
depuis cinq ans, 20 homicides par an, 100 depuis le depuis le début du
quinquennat ? Pour la seule année 2011, 22 homicides et 16 tentatives, un
record en France et si je regarde au-delà de la France, hélas record européen ! Et
il viendrait nous faire des leçons sur la question de la sécurité, sur la
question des luttes contre les violences, sur la question des lois
républicaines ? ».
Peut-on l’imaginer se rendant dans le « 93 »
et déclarant que la ville de Saint-Denis
détient le plus haut taux de violence en France et en Europe ?
Stigmatisation…
Mais Hollande est en campagne et il lui
faut contrer son rival sur le terrain de la sécurité après les terribles
événements que nous venons de vivre.
Soit. Mais pourquoi avoir choisi la
Corse ? Parce que, franchement, en matière de sécurité, de lutte contre
les violences et d’application des lois républicaines, s’il y a un endroit où
les socialistes auraient intérêt à se faire oublier, c’est bien la Corse…
Qui ne se souvient que c’est sous le
quinquennat de Jospin que l’on a, pour la première fois dans l’histoire de la
République, assassiné un préfet ? C’était le 6 février 1998. Que l'enquête a mis
15 mois pour aboutir, après s’être fourvoyée pendant plus d’un an sur une fausse piste, et que le principal suspect n’a été
arrêté qu’en 2003, par un nouveau ministre de l’intérieur qui s’appelait…
Nicolas Sarkozy ?
Il est vrai que pour remplacer Claude
Erignac, grand préfet, grand serviteur de l’Etat, Chevènement, le
ministre de l’intérieur de Jospin, avait choisi un tout autre profil :
Bernard Bonnet, le préfet qui a ordonné de mettre le feu à des paillotes, ce qui lui a
valu une condamnation à 3 ans de prison.
Donc, sur la Corse, les socialistes n'ont pas de leçons à recevoir et si Hollande n’a personnellement exercé
aucune responsabilité durant cette période, pas plus qu’avant ni après d’ailleurs,
il était, comme se plait à le rappeler, « associé à tout ».
Reste que les corses ne
conservent pas un très bon souvenir du dernier gouvernement socialiste. Mais, comme
ils sont hospitaliers, sans doute lui auront-ils fait un cadeau avant son
départ : un proverbe corse.
« A ghjastema volta e ghjira Volta in
capu à chi la tira » : L'imprécation tourne et vire, et revient à la
figure de celui qui la profère.
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