dimanche 4 décembre 2011

Y FAUT, Y FAUT PAS... COMMENT ? ON SAIT PAS…

J - 154
C’est toujours pareil avec Hollande : il sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, mais sur le moyen d' y parvenir, c’est le flou.
Nous disions hier que nous ne savions pas ce qu'il y avait dans son projet de  « pacte de stabilité, de gouvernance et de cohérence ». Aujourd’hui, sur deux pleines pages du JDD, une longue interview. En savons-nous plus ? Non, en tout cas pas plus sur la manière dont il conçoit la gouvernance de l'Europe.
Qu’apprenons-nous ? 
D’abord qu’avec cinq « si » on met Bruxelles en bouteille. « La confiance peut revenir rapidement et la spéculation être vaincue, si… ».  On connaît les cinq "si": si on met en place les euro-obligations, si la BCE intervient pour racheter la dette, si on instaure la taxe sur les transactions financières, si on  mutualisation  la dette au travers du fonds de stabilité financière, si on lance un vaste programme d’investissements (voir notre chronique précédente).
On sait également ce qu’il ne veut pas. 
Il ne veut pas de nouveau Traité. Relevons cet aveu qui vient du cœur, de la mémoire plutôt : « des mois et des mois pour être négocié, puis pour être ratifiés et autant pour être repoussé », c’est la confirmation qu’il cauchemarde à l’idée de devoir reprendre en main un tel oursin. Surtout ne pas revivre l'épisode du référendum de 2005...
Il ne veut pas, non plus, donner à  la Cour de justice européenne le pouvoir d'infliger des sanctions aux  États qui ne respecteraient pas les critères de convergence.
Reste, enfin, la question de savoir comment on organise le gouvernement économique européen qui est nécessaire pour gérer tous les nouveaux instruments qu'il réclame. Le fait que Hollande emploie le terme péjoratif de « machinerie », est révélateur du blocage qu'il fait face à cette question pourtant essentielle. Pour lui, c'est simple: « Sur le contrôle de la politique budgétaire des États, une procédure existe, elle a été élaborée par la commission européenne conjointement avec le parlement européen (*) ". Circulez, rien à voir.
Alors, si tout va pour le mieux, pourquoi sommes-nous dans une telle … crise ? Pourquoi les règles budgétaires et d’endettement n’ont-elles pas été respectées ? Pourquoi l’Europe a-t-elle été impuissante à empêcher et à sanctionner les dérives ?
En disant cela, il vient de faire un beau cadeau à Madame Merkel. Avec de tels clients, comment lui reprocher de dire Nein ?

(*) Voir notre chronique "Delors avait raison". 
Pour cela, taper « six-pack » dans le bandeau de gauche (sous la photo de l’Élysée) RECHERCHER DANS CE BLOG + click sur Rechercher. En haut de la nouvelle page, cliquer sur:
« Les 500 derniers jours du PS, avant les présidentielles de 2012 » 
  daté du 02 oct. 2011
Vous aurez la surprise de constater que la "procédure qui existe" n'a pas été formalisée et que les socialistes français s'y sont opposés ! Très révélateur...Cohérence? il a bien dit cohérence?

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