Nous revenons sur l'inteview de François Hollande au "Point".
Sur les retraites on comprend bien qu'il a coupé la difficulté en deux. Primo, je permettrai, dés mon élection, le départ en retraite, dés lors qu'ils ont leurs 41,5 annuités, de ceux qui ont commencé à travailler à 18 ou à 19 ans (tiens, 19 ans, c'est nouveau?). Un milliard la première année, 5 milliars en 2017. Donc, si l'on en croit les mathématiques pour les nuls,15 milliards sur le quinquennat ?
Secondo, pour le reste, la pénibilité, les décotes, les finances (en fait toute la réforme des retraites), cela est renvoyé à une négiciation après les élections.
Le retour à l'équilibre buggétaire ce sera pour fin 2017 et non en 2016, comme La France s'y est engagée. Là, ce n'est plus après les élections, c'est après la fin du prochain quinquennat. On verra...Pas de régle d'or "constitutionnalisée" non plus mais une "loi organique qui fixera la programmation de nos finances publiques jusqu'en 2017". Sur ces deux points, les agences de notation apprécieront...
Sur l'Europe, toujours les mêmes demandes (les eurobonds entre autres). Nous n'y reviendrons donc pas sauf pour relever deux points qui font, un peu, douter de sa maitrise des sujets européens. Le premier est la proposition de demander à la BEI (dont il précise bien qu'il ne faut pas la confondre avec la BCE), la Banque européenne d'investisement donc, "de prêter pour de grands travaux d'infrastructure, pour investir dans les énergies renouvelables, dans des programmes de recherche communs, dans le financement de projets industriels". Comment n'y a-t-on pas pensé plus tôt? Ce doit être possible puisque c'est exactement ce qu'elle fait depuis sa création en ... 1957. En 2010/2011 elle a investi en France 12 milliards dans ces domaines !
Quant à l'accord négocié entre les pays de la zone euro, il " admet parfaitement le contrôle des politiques budgétaires, dés lors que nous sommes dans une union monétaires", mais pose, légitimement, la quetion du contrôle démocratique. Que propose-t-il? "Une instance où figureraient des representants de la commission, des députés européens, et des députés nationaux, en liaison avec le conseil des ministres européen". On a souvent reproché à l'Europe, avec raison, sa complexité institutionnelle, mais là, on touche au sublime: on rajoute une couche dans laquelle on mélange des ministres, des fonctionnaires européens et des parlementaires (européens et nationaux) ! Belle séparation des pouvoirs. De Gaulle, qui prenait l'ONU pour un "machin", aurait beaucoup aimé, comme cela séduira, sans aucun doute, Madame Merkel...
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