J - 134
Nous avons ouvert ce blog il y a un an, le jour de Noël, à J - 500. Il débutait ainsi: " Pour la première fois on y croit, tous les sondages le confirment, le candidat socialiste va gagner, haut la main, au second tour des élections présidentielles. Il ne reste plus au PS qu’à se choisir un candidat et à élaborer son programme…".
Nous pourrions réécrire aujourd'hui la première phrase sans rien n'y changer, elle reste d'actualité. Pour la seconde, c'est différent. Le PS a bien choisi son candidat mais ce n'est pas celui qui était prévu; son favori, empêché, a dû être remplacé par un outsider. Le PS s'est bien doté d'un programme mais il a disparu, emporté par la crise comme jadis la princesse Europe, enlevée par Zeus.
Ce sera donc Hollande qui portera les espoirs du parti socialiste. Ce n'était pas le choix de la gauche, mais les malheurs de l'un font souvent le bonheur d'un autre. Reste qu'il a su saisir sa chance et qu'il s'est qualifié de main de maitre face à la précédente candidate du parti et à sa première secretaire.
Maintenant que le match va commencer, Hollande se trouve confronté à un grand défi, passer du statut de meilleur candidat susceptible de battre Sarkozy à celui de présidentiable, choisi pour sa capacité d’occuper la fonction et la crédibilité de son programme.
Pour l'emporter il lui faudra surmonter trois difficultés. La crise bien sûr, qui lui ôte toute possibilité de faire rêver les français, ses alliés ensuite, qui cultivent l'irréalisme et le populisme, lui-même, enfin, qui a du mal à se trouver un habit de président à sa taille.
Ses principaux atouts ? Les mêmes. La crise, d'abord, qui a provoqué la défaite de tous les sortants depuis la première crise de 2008 (souvent socialistes d'ailleurs, comme en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, en Grêce...). La faiblesse, ensuite, de ses concurrents à gauche (merci, Eva Joly!), qui éloigne, pour le candidat socialiste, le risque d'un nouveau 21 avril. Lui-même enfin, car ses faiblesses pourraient bien être des qualités tant le flou permet de ratisser large et l'absence de charisme de séduire les déçus de la politique.
En attendant le match, laissons les candidats reprendre des forces et souhaitons leur de bonnes vacances, les dernières avant longtemps pour celui qui l'emportera.
Joyeux Noël.
Nous pourrions réécrire aujourd'hui la première phrase sans rien n'y changer, elle reste d'actualité. Pour la seconde, c'est différent. Le PS a bien choisi son candidat mais ce n'est pas celui qui était prévu; son favori, empêché, a dû être remplacé par un outsider. Le PS s'est bien doté d'un programme mais il a disparu, emporté par la crise comme jadis la princesse Europe, enlevée par Zeus.
Ce sera donc Hollande qui portera les espoirs du parti socialiste. Ce n'était pas le choix de la gauche, mais les malheurs de l'un font souvent le bonheur d'un autre. Reste qu'il a su saisir sa chance et qu'il s'est qualifié de main de maitre face à la précédente candidate du parti et à sa première secretaire.
Maintenant que le match va commencer, Hollande se trouve confronté à un grand défi, passer du statut de meilleur candidat susceptible de battre Sarkozy à celui de présidentiable, choisi pour sa capacité d’occuper la fonction et la crédibilité de son programme.
Pour l'emporter il lui faudra surmonter trois difficultés. La crise bien sûr, qui lui ôte toute possibilité de faire rêver les français, ses alliés ensuite, qui cultivent l'irréalisme et le populisme, lui-même, enfin, qui a du mal à se trouver un habit de président à sa taille.
Ses principaux atouts ? Les mêmes. La crise, d'abord, qui a provoqué la défaite de tous les sortants depuis la première crise de 2008 (souvent socialistes d'ailleurs, comme en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, en Grêce...). La faiblesse, ensuite, de ses concurrents à gauche (merci, Eva Joly!), qui éloigne, pour le candidat socialiste, le risque d'un nouveau 21 avril. Lui-même enfin, car ses faiblesses pourraient bien être des qualités tant le flou permet de ratisser large et l'absence de charisme de séduire les déçus de la politique.
En attendant le match, laissons les candidats reprendre des forces et souhaitons leur de bonnes vacances, les dernières avant longtemps pour celui qui l'emportera.
Joyeux Noël.
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