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Hollande a bien compris qu’il lui fallait passer aux choses sérieuses et parler de la crise. Il s’est donc rendu à Bruxelles pour rencontrer beaucoup de monde, ses collègues socialistes du Parlement européen, Madame Ashton, le chef de la diplomatie européenne, et Manuel Barroso, le Président de la commission européenne.
Hollande a bien compris qu’il lui fallait passer aux choses sérieuses et parler de la crise. Il s’est donc rendu à Bruxelles pour rencontrer beaucoup de monde, ses collègues socialistes du Parlement européen, Madame Ashton, le chef de la diplomatie européenne, et Manuel Barroso, le Président de la commission européenne.
Il a proposé un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance », son plan à lui, pour sortir de la crise, qui tient en cinq points :
-Doter le fonds européen de stabilité financière,
-La mise en place d’euro-obligations,
-Le renforcement du rôle de la BCE pour lui permettre d’intervenir massivement sur les marchés,
-La mise en place d’une taxe sur les transactions financières,
-Le lancement d’un programme européen de croissance.
On sait que les allemands ne sont pas d'accord sur ces mesures qui constituent, pour la plupart, une charge pour eux, du moins tant que l'on n'aura progressé vers le fédéralisme budgétaire. La réponse est que Sarkozy est trop docile avec Merkel, « C’est madame Merkel qui décide et monsieur Sarkozy qui suit ».
Il tient, enfin, l’occasion de prouver sa crédibilité : il va faire plier les allemands !
Si, par hasard, ces derniers n’avaient pas encore compris, la fine remarque de Montebourg devrait les recadrer : « La question du nationalisme allemand est en train de ressurgir à travers la politique à la Bismarck de Madame Merkel ». Commentaire vraiment minable !
En tout cas, Hollande a prévenu : pas question de modifier les traités, pas d’abandon de souveraineté en matière de politique budgétaire et pas de sanctions contre les États qui ne respecteraient pas les règles en matière de déficits publics.
Fini de rire, il reste huit jours au conseil européen, qui se réunira le 9 décembre, pour mettre en œuvre les mesures décidées par Hollande.
Quant à Sarkozy, il a intérêt à réécrire le grand discours qu’il doit prononcer ce soir à Toulon.
LETTRE AU PÈRE NOËL
Cher Papa Noël,
Je dois te dire que je n’ai pas été très sage. J’ai été exigeante, je n’ai pas assez travaillé et trop demandé à mes parents.
Quand ils disaient qu’ils avaient moins d’argent et qu’ils ne pouvaient me donner tout ce que je demandais, je me mettais en colère.
Je finissais par avoir ce que je voulais mais je voyais bien qu’ils étaient inquiets. Ils ont fini par me dire qu’ils n’avaient plus de sous et qu’en plus, ils risquaient de perdre leur travail.
Je leur ai dit qu’on avait qu’à demander de l’argent à nos voisins étrangers qui avaient l’air plus riches que nous. Mes parents ont dit qu’ils voulaient plus nous aider parce que nous dépensions toujours tout l’argent et que c’était pour ça que notre banquier voulait plus nous prêter.
J’ai demandé si leur banquier à eux voulait bien leur prêter. Ils m’ont répondu que oui. Alors, j’ai dit qu’ils n’avaient qu’à demander de l’argent à leur banquier et nous le donner.
Mais ils veulent pas, parce que nous ne pourrons pas rembourser leur banquier et ils ne veulent pas devenir comme nous, avec trop de dettes.
Comme ils sont pas méchants, ils veulent bien, encore une fois, nous prêter un peu mais ils nous demandent de dépenser moins de sous et de travailler un peu plus. Et puis, ils veulent qu’on leur donne le carnet de chèque et la carte de crédit. Les parents y sont pas d’accord.
Alors, petit papa Noël, voici le cadeau que je te demande : peux-tu faire que nous devenions allemands ?
France
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