02/11/2011 : J - 184
«Je crains les grecs, surtout quand ils font des cadeaux ». Ironie de notre culture classique, cette citation émane d’un romain qui s’est inspiré d’un grec, Homère et Virgile. Déjà la Grèce et l’Italie, et le cheval de Troie, célèbre traquenard de la mythologie…
Les grecs ne nous ont pas ménagé leurs cadeaux avec leur dette-traquenard et des accords longuement négociés, immédiatement remis en cause par des dirigeants dépressifs qui décident, à posteriori, de consulter le peuple.
Qui pourrait critiquer le peuple ? Nous-mêmes, demandons au candidat socialiste de consulter le peuple sur le droit de vote des étrangers. Alors, s’agissant de la Grèce, berceau de la démocratie….
Mais, comme le prouve l’histoire du cheval de Troie, à l’origine de la citation de Virgile, les grecs sont spécialistes en tromperie. Ils nous ont trompés sur leurs déficits, ils sont experts en tromperie fiscale, et même leurs dirigeants nous trompent quand ils négocient un accord avec l’Europe.
A la veille du dernier week-end d’octobre, Merkel négocie avec Sarkozy. Elle annonce qu’elle ne pourra pas conclure avant le mercredi suivant, car elle doit obtenir l’aval de son parlement. Hollande déclare, ironique et magnanime, « va pour mercredi ». Arrive le mercredi, Merkel (forte d’un mandat validé par les socialistes allemands) et Sarkozy, se démènent pour trouver un accord, avec les Etats membres, le FMI, les banques, la Grèce et, eurêka! ils y parviennent. Papandréou, le premier ministre grec, se félicite d’un accord qui ramène le déficit de son pays de 160 % du PIB à 120 %. Cela va nous couter cher, mais un accord est un accord et, à aucun moment, le démocrate socialiste Papandréou ne le conditionne à la moindre consultation populaire…
A la veille du dernier week-end d’octobre, Merkel négocie avec Sarkozy. Elle annonce qu’elle ne pourra pas conclure avant le mercredi suivant, car elle doit obtenir l’aval de son parlement. Hollande déclare, ironique et magnanime, « va pour mercredi ». Arrive le mercredi, Merkel (forte d’un mandat validé par les socialistes allemands) et Sarkozy, se démènent pour trouver un accord, avec les Etats membres, le FMI, les banques, la Grèce et, eurêka! ils y parviennent. Papandréou, le premier ministre grec, se félicite d’un accord qui ramène le déficit de son pays de 160 % du PIB à 120 %. Cela va nous couter cher, mais un accord est un accord et, à aucun moment, le démocrate socialiste Papandréou ne le conditionne à la moindre consultation populaire…
A son retour, il n’est pas accueilli avec une couronne de lauriers mais par un jet d’œufs. C’en est trop, il cherche une sortie. Ceux qui ne portent pas le poids des responsabilités avaient la solution : les euros-bonds, assistanat moderne au profit des Etats irresponsables. Mais à Athènes, on s’y connait en manipulations financières et on a trouvé mieux : « l’exit-bond », c’est-à-dire le moyen de fuir ses responsabilités : le référendum. « Si le peuple ne veut pas de l’accord, il ne sera pas appliqué ». Immédiatement, c’est la panique ! Les marchés, qui avaient déjà commencé à provisionner le coût de l’accord, s’effondrent.
La gauche se réjouit que l’on donne la parole au peuple. Maintiendrait-elle la même ligne pour demander au peuple français, par référendum, s’il approuve un accord qui risque de plomber nos finances publiques, et s’il faut faire bénéficier les grecs de ces fameux euro-bonds ?
Soyons honnête, ce sont surtout les anti-européens qui le réclament.Les dirigeants socialistes français sont plus subtils. Hollande s’est bien gardé de prendre position. Il a préféré un communiqué commun avec Aubry. Non, non, ce n’est pas une blague (il y aura, peut-être, un troisième tour à la primaire). Prend-il position sur le référendum grec ? Non, enfin oui, on ne sait pas...
" Si la décision grecque entraîne de nouveaux désordres sur les marchés financiers, elle devrait surtout décider les dirigeants européens à prendre enfin les décisions d'engager les réformes structurelles, notamment pour réguler le système financier (...) et pour trouver un juste chemin entre la réduction des déficits et le maintien de la croissance et de l'emploi ", dit le communiqué commun. On sait, maintenant, ce qu’il faut faire demain.
Souhaitons que ce message soit utile au peuple grec…
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