lundi 31 octobre 2011

PEUT-ETRE

01/11/2011 : J – 185
Ceux qui suivent ce blog depuis longtemps s’en sont, peut-être,  rendu compte, nous avons un faible pour Jérôme Cahuzac (cf. " Qui connaît Jérôme Cahuzac ", chronique du 27 mai 2011). Il est le bon petit soldat courageux qui dit tout haut ce que son patron pense tout bas. Ce n’est pas n’importe qui, il est le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
En mai dernier, quand son patron était DSK, il émet, à la veille de l’adoption du projet socialiste, une série de propositions iconoclastes qu’il faut relire, tant elles paraissent aujourd’hui prémonitoires. Que répond-on chez Martine Aubry ? Que " les déclarations de Cahuzac n’engagent pas le parti " !
Depuis les avatars que l’on sait, il est devenu un proche conseiller de Hollande. En attendant qu’il devienne son ministre des finances, écoutons ce qu’il déclare (et qui, bien entendu, n’engage pas le candidat…) :
" Basé sur une hypothèse de croissance de 2.5 % par an , le projet socialiste ne sera,  peut-être,  pas appliqué en totalité … François Hollande puisera dans ce programme, mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme car, tout simplement, les moyens du pays ne le permettent pas ". C’était bien la peine que les candidats  se soient  entourés d’une nuée de brillants économistes...
"Il faudra choisir (horresco referens) entre le contrat générationnel que propose Hollande et les emplois d’avenir; peut-être,  faut-il faire un mix des mesures ? "
Il est " logique de s’interroger sur le financement des embauches de 60.000 enseignants sur 5 ans ". Peut-être, ou peut-être pas ?
" Le financement se fera par des économies, par du redéploiement de fonctionnaires,  peut-être,  par des créations nettes, trois propositions qui restent à déterminer en fonction de la croissance ".
On a envie de dire " tout ça pour ça ? ". Des mois pour élaborer un projet, des mois pour choisir un candidat, après des épreuves plus sévères que " Master chef ", pour découvrir que le vainqueur de la " star ac " a perdu sa voix ?
Faut-il renoncer à la devise du " rêve français " pour la remplacer par " peut-être " ?
En comparaison, Bayrou, c’est du dur… D’ailleurs, le moment parait venu de parler du troisième homme. Prochaine chronique.

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