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A un peu plus de 5 mois de la présidentielle, il est intéressant de procéder à un point sondage, même s’il est de bon ton de leur dénier toute valeur scientifique et politique, si loin de l’échéance. De nombreux sondages ont été publiés depuis une semaine. Comme ils indiquent tous les mêmes tendances et sont plutôt concordants, nous en avons fait la moyenne.
La tendance : malgré un écart qui reste très élevé en faveur de Hollande, Sarkozy enregistre une remontée significative de l’ordre de 4 à 6 points selon les instituts.
Au premier tour, Hollande est toujours en tête avec 4 points d’avance : 31 % contre 27 % à Sarkozy.
Au second tour, le candidat socialiste, même s’il voit son avance se réduire, conserve un écart jamais enregistré face à un président sortant (58/42).
Pour l’instant, aucun autre candidat ne parait en mesure de troubler le face à face attendu : si Marine Le Pen obtient un bon score, autour de 18 %, elle est malgré tout largement devancée.
Mélenchon et Bayrou ne s’approchent pas d’un résultat à deux chiffres, avec, l’un et l’autre, un score voisin de 7 %. Joly se maintient entre 5 et 6 %. Pour les autres, nous sommes dans l’épaisseur, ou plutôt, la finesse, du trait.
Il est clair que l’attention va se porter sur les électeurs de Bayrou et de Le Pen qui seront, selon toute vraisemblance, les arbitres de la compétition. Mais, pour l’instant, les reports lui sont plutôt favorables, si l’on examine les estimations faites par le baromètre Opinion Way-Fiducial (pour le Figaro et LCI). Hollande récupérerait 47 % des voix de Bayrou, Sarkozy 20 % seulement. Ce dernier n’obtiendrait que 28 % des électeurs de Le Pen et Hollande 21%.
C’est donc sur ces deux électorats que tout va se jouer et cela nous permet d’imaginer les thèmes de campagne qui vont dominer.
Hollande doit éviter de perdre les électeurs de Bayrou et pour cela ne pas se laisser trop entrainer dans la sortie du nucléaire et, en revanche, s’engager plus nettement dans la réduction des déficits, ce qui signifie ne pas tout demander à l’impôt mais aussi faire peser l’effort sur la réduction des dépenses publiques. Il devra donc trouver un chemin entre ses renforts centristes et ses alliés gauchistes. Pour l’instant, il ne dit rien mais la droite va le forcer à sortir du bois.
La droite, elle-même, a déjà pris le virage de la rigueur et ne manquera de s’attaquer à d’autres dépenses qui ne sont pas populaires dans son camp; il lui faudra, également, pour séduire le électeurs de Bayrou prouver qu'elle combat les inégalités les plus choquantes. Pour gagner les électeurs qui auront voté en faveur de la candidate du front national,il devra remettre au premier plan l’insécurité, l’immigration, le droit de vote des étrangers.
Sauf si la crise emporte tout sur son passage…
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