19/10/2011 : J – 198
Les durs, c’étaient les aubrystes et les chochottes, les hollandais. Les rôles sont en train de s’inverser avec les manœuvres pour le contrôle du parti que les battus assimilent déjà à une chasse aux sorcières.
Dès lors que la première secrétaire désavouée a décidé de se maintenir, c’était inévitable. D’ailleurs, comment s’accommode-t-elle de la stricte règle prônée par elle du non cumul de mandats exécutifs ? Maire d’une grande ville c’est exécutif, secrétaire générale du parti qui aspire à gouverner la France, c’est distractif ?
On ne connaitra sans doute jamais (encore que…) les secrets de couloir de Solférino, mais on sait que l’on négocie … dur, pour les postes, les bureaux, les moyens logistiques et médiatiques.
On peut comprendre que les vaincus n’aient pas envie de céder leur fauteuil mais les socialistes ont payé le prix fort pour savoir qu’il n’est pas de victoire possible sans le soutien total, loyal et dévoué du parti.
Pour l’instant, les hollandais se contentent de demander un " rééquilibrage " de la direction. La preuve que le sujet est grave est que " Le Monde " a procédé à un relevé d’étiquettes. Il en ressort que si, au sein du bureau national, 57 % des membres soutiennent Aubry contre 43 % hollande, sur les 75 secrétaires nationaux, 75 % sont favorables à la première secrétaire contre 25 % au candidat présidentiel. Compte tenu de l’importance de ces derniers, on comprend que s’il ne " rééquilibre " pas, il risque de le regretter.
Il parait que dès lundi après-midi, une joyeuse et amicale explication a eu lieu entre François II et sa première secrétaire. Du " recadrement " dans l’air...
Ce n’est pas encore un remaniement, simplement un ajustement technique.
Oublions Fabius, l’auteur d’un florilège sur Hollande " fraise des bois ", Monsieur petites blagues " et " François Hollande président ? on rêve ". Il est peu probable que le travail que lui avait confié Aubry, sur les dix premières mesures d’une présidence de gauche, soient promises à un bel avenir…
En revanche, saluons l’arrivée de Bruno Le Roux et Michel Sapin qui vont intégrer la direction et seront chargés des négociations électorales et programmatiques avec les alliés du PS. Il vaut mieux, en effet, qu’ils soient hollandais.
Harlem Désir, qui a su prendre ses distances avec Aubry, resterait N°2 et Benoit Hamon porte-parole, mais il serait soumis à un " calage " ( mis sous tutelle dirait Montebourg) avant chaque conférence de presse. Tous ses « euh… » seront donc décomptés par des commissaires politiques.
Dans l’immédiat, la priorité est la convention d’investiture de samedi. A la demande de François, le scénario prévu sera modifié. Plutôt qu’un triomphe romain de 10 000 citoyens de gauche, on se contentera de moins de la moitié, pour faire " plus chaleureux " et les cinq candidats malheureux des primaires seront invités à s’exprimer à la tribune.
Dernières embrassades avant changement de propriétaire ?
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