mardi 13 septembre 2011

ETES-VOUS LIBRE JEUDI SOIR ?

13/09/2011 : J – 235
Oui ? Alors il faut regarder le débat, sur France 2, à 20 h 35. David Pujadas recevra dans son émission « Des paroles et des actes », avec Françoise Fressoz (du Monde) et  Fabien Namias (responsable du service politique de la chaine), les six candidats à la primaire socialiste.
Chacun, debout derrière son pupitre, aura d’abord une minute pour expliquer sa candidature, puis sera interrogé pendant 10 minutes sur son programme. Il y aura ensuite, pendant 50 minutes, un débat entre tous les candidats.
Au-delà des slogans qui ne manqueront pas, du genre : vivre ensemble, faire de la jeunesse une grande cause, pour un ordre social juste, refonder le pacte républicain, pour la démondialisation…, il faudra surtout se concentrer sur quelques mots clés, qui sont autant de messages  codés.
Le premier, c’est déficits publics, puis réduction de la dette, économies budgétaires, hausse d’impôts, réforme de la fiscalité, gel du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, retraite à 60 ansmarges de manœuvre (terme qui signifie financer de nouvelles dépenses par des hausses d’impôts).
Tout cela peut se résumer en : qui va payer plus et qui va recevoir moins. A l’inverse, il faut entendre par nouvelles mesures : qui va recevoir plus.
Quant aux propositions pour lutter contre la crise (réforme de la réglementation bancaire, agence de notation indépendante, taxes sur les transactions financières, euro-obligations…), il faudra avoir à l’esprit qu’elles dépendent toutes du bon vouloir de l’Allemagne. Or, l'on sait qu’elle est plus que réticente et qu’elle n’accepterait de bouger dans cette direction que si elle obtenait un droit de veto sur les politiques budgétaires des autres Etats membres. Le mot clé sera donc, ici, fédéralisme, ou Etats-Unis d’Europe, alors qu’avec le gouvernement économique on reste dans l’Europe des Etats. Dresser l’oreille donc, si l’on entend parler de révision du Traité de Lisbonne. Tout le reste sera du pipeau.
Nous attendrons surtout que l’un des candidats s’engage sur l’ardente obligation de ramener, dès 2013, les déficits publics sous la barre des 3 % du PIB.
Le moyen d’y parvenir, c’est l’objet du débat droite/gauche. Mais y parvenir, c'est  l'exigence absolue sans laquelle rien ne sera possible.
Qui le dira sera le bon candidat, car sur les autres sujets il devrait y avoir plutôt consensus. Encore qu’il y en aura bien un(e) pour sortir un lapin de son sac ? Suivez mon regard…
Il faudra toutefois surveiller les éventuelles divergences sur le non cumul des mandats, l’immigration, la gestion de l’affaire Guérini, le blocage des prix de certains produits et, surtout, le nucléaire.
Bonne soirée !

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