12/09/02011 : J – 236
Si l’on en croit nos candidats, le problème, c’est la spéculation financière.
Il faut l’interdire. Prendre le contrôle des banques, les nationaliser…
Ah, le fameux mur de l’argent, vieil alibi des déboires de la gauche !
Quand les banques se gorgeaient des obligations émises par l’Etat, c'est-à-dire finançaient ses déficits, tout le monde était content. D’ailleurs, c’est sur cette base que l’on a construit le placement fétiche, l’assurance-vie (c’est notre génie que de donner un parfum de rêve à un poison lent : « assurance-vie », il fallait le trouver !). Pas étonnant que toute l’épargne se soit précipitée…
Aujourd’hui, les banques, ou leurs clients, se demandent si leurs créances valent un pet de lapin. Si elles valent moins, ce n’est pas à cause de la spéculation (en partie, quand même) mais surtout parce que leurs emprunteurs ne vont pas pouvoir les rembourser.
Mutualiser la dette ? Cela veut-dire mutualiser les mauvaises créances. Nationaliser les banques ? C’est nationaliser les pertes.
Vous ne le croyez pas ? Une question : pourquoi les euro-obligations régleraient-elles le problème de la dette ? Parce que les grecs, et les autres, ne peuvent plus ni rembourser ni emprunter.Donc, nous (soyons franc, les allemands surtout) allons payer pour eux. Eux qui, par lâcheté politique et démagogie, ont organisé leur propre insolvabilité. Et nous mettre, inévitablement, dans la même situation…
Cela tourne à l’obsession ? Eh bien oui ! Le pire est devant nous et cela nous fait mal de constater que le probable président de la République (le féminin est accepté) ne focalise pas son message aux français sur le principal sujet dont dépend leur avenir.
Si une guerre venait à être déclarée, face à un ennemi qui nous serait supérieur, que dirions-nous d’un chef qui nous proposerait de créer 300.000 emplois jeunes, ou de recruter 70.000 fonctionnaires ?
Rien à voir penseront certains. Mais qu’a fait Churchill à la veille de l’effondrement de la France en juin 40 ? Il a proposé, trop tard, une union de nos deux pays, pour protéger la France de l’Allemagne.
Demain, vous verrez, on parlera d’une union avec l’Allemagne. Pour protéger la France d’elle-même.
De toutes les idées, c’est peut-être la moins mauvaise.
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