13/06/2011 : J - 327
Malgré nos réserves sur les sondages, si longtemps avant l’élection et tant que demeure l’incertitude sur les candidats, il est clair que l’on ne peut pas, non plus, en faire totalement l’impasse. D’abord, parce qu’ils permettront de suivre l’évolution générale de l’opinion et donc de mesurer la dynamique politique au cours des 11 mois qui nous séparent encore de la présidentielle. Ensuite, parce que c’est un paramètre essentiel de la primaire socialiste, tant les participants seront incités à choisir le candidat le mieux placé pour battre Sarkozy et risquent, par conséquent, d'être influencés par les sondages.
Nous avons retenu deux sondages récemment parus : IFOP pour le Journal du Dimanche et Harris Interactive pour Marianne.
- Le premier enseignement qui se dégage est que l’élimination de DSK parait n’avoir eu aucune conséquence ! Le candidat du PS l’emporte toujours largement au premier tour (Hollande, 26 ou 27 %, Aubry 25 ou 23 %).
- Sarkozy (entre 21,5 et 24 %) ne comble pas son retard, d’environ 4 points , et reste talonné par Le Pen (21 ou 22 %). Il y a même une hypothèse - Aubry candidate – où elle le devancerait d’un demi point.
- Avec trois candidats, le centre se situe à 15/17 % : Bayrou (6 à 8 %), Borloo (6 à 7 %), et Villepin (3 %). Cela correspond à sa moyenne historique. Difficile aujourd'hui d'imaginer ce qui se passerait avec un seul candidat du centre.
- L’extrême gauche, sans ses deux produits d’appel, Arlette et Besancenot, disparaît presque du paysage (moins de 2 % au total), sans que cela ne profite à Mélenchon dont le compteur reste bloqué à 6/7 %.
- L’extrême gauche, sans ses deux produits d’appel, Arlette et Besancenot, disparaît presque du paysage (moins de 2 % au total), sans que cela ne profite à Mélenchon dont le compteur reste bloqué à 6/7 %.
- Hulot, qui est le seul testé pour les verts, ne décolle pas vraiment (6 %).
Au total, « trouble » est le sentiment qui domine à la lecture de ces sondages.
La victoire de la gauche au second tour est clairement annoncée (Hollande est évalué à 60 % et Aubry à 58 %) bien qu'au premier tour elle recueille un total de voix historiquement bas : 42 % (Hollande + Mélenchon + Hulot + extrême gauche). Valls vient de le reconnaître :« le rapport droite/gauche n’est pas bon pour la gauche ».
Les français, eux- mêmes, sont troublés : ils sont près de 54 % à souhaiter une victoire de la gauche et près de 57 % à prédire la réélection de Nicolas Sarkozy !
Bizarre…
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