jeudi 16 juin 2011

LA FIEVRE MONTE A SOLFERINO

16/06/2011 : J - 324
Le 27 avril, nous observions que le PS traversait une période de calme et « donnait l’image  d’une eau lisse». Deux semaines plus tard éclatait l’affaire DSK…
Apparemment, nous connaissons une nouvelle période de « mortes eaux », mais restons prudents.
Certes, les médias peuvent remercier Royal et Chirac. La première qui recommence à faire parler d’elle, en défiant Sarkozy en Charente et en témoignant au tribunal en faveur de José Bové, le second, en annonçant son intention de voter pour Hollande, ce qui a provoqué un débat entre stratèges politiques et experts médicaux.
Pourtant il y a de l’agitation à Solférino et, même si on ne voit rien en surface, la fièvre monte…
D’abord la question lancinante « t’y vas ou t’y vas pas ? », avec sa question subsidiaire : si Martine Aubry présente sa candidature,  par qui la remplacer au poste de premier secrétaire ?
Des élections ? On a déjà donné et ce n’est vraiment pas le moment. Ce serait pourtant conforme aux statuts  mais personne n'insiste pour les appliquer. Mauvais souvenirs du congrés de Reims sans doute.
Son N° 2, Harlem Désir ? Il porte, en l’occurrence, bien mal son nom…
Une direction collégiale ? C’est ce que souhaiterait Ségolène qui a payé  pour savoir qu’il vaut mieux surveiller, de l’intérieur, ce qui se passe au parti, surtout en période d'élections.
Hollande, grand seigneur, dit qu’elle peut rester première secrétaire si elle veut.
Il faut trancher, mais difficile de parler avec quelqu’un qui ne veut rien dire…
Il y a aussi  les parrainages à réunir pour avoir le droit d’être candidat à la primaire. La barre n’est pas très haute (17 parlementaires, ou 16 membres du conseil national, ou 16 maires de villes de plus de 10.000 habitants, ou…, ou…). Pourtant on sent une certaine fébrilité, surtout chez les « petits candidats », Moscovici, Valls, Montebourg. Ce n’est pas qu’ils manquent d’amis, mais il peut être risqué de miser sur le mauvais cheval… Quant aux trois « grands » le problème est d’impressionner les autres par l’importance des soutiens obtenus. Très courtisés, par exemple, les barons de province qui sont, généralement, les  « patrons » des fédérations locales et représentent, à ce titre, un poids électoral certain.
Mais ce qui occupe le plus les éléphants, ce sont surtout les négociations pour tenter de rallier tel ou tel candidat, courant ou autre grand mammifère. Cela concerne, bien entendu les strauss-Kahniens (c’est fou ce qu’on les aime en ce moment) et Montebourg et Valls qui devront bien choisir (avant le premier tour ou après ? Voilà la question !).
Mais reconnaissons que, pour l’instant, pas de drame, ni d’agression, ni de coup bas. Pourvu que ça dure !  Au moins jusqu’au 28 juin, date d’ouverture des dépôts de candidature…

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