J - 46
Aucun titre ne permet d'évoquer la drame que nous venons de vivre.
Nous avons gardé le silence depuis, et sur, l'horreur de Montauban et de Toulouse. Respect des victimes et des familles, confiance dans l'action des pouvoirs publics.
Globalement, la classe politique française à été à la hauteur, un Président à la manœuvre dans la dignité et l'efficacité et des leaders politiques respectant une sorte de trêve, en signe de respect et de compassion.
Enfin, presque. Dommage qu'il y ait eu certains dérapages...
Non seulement une partie des candidats, en fait les "petits", ceux qui ne sont pas dans le quatuor de tête, refusant la trêve, a continué à faire campagne. Mais surtout, certains et non des moindres, n'ont pas pu s'empêcher, par de lourds sous entendus, de mettre en cause la responsabilité, de manière indirecte, parfois même subliminale, mais sans aucune ambiguïté, du chef de l'Etat.
Le premier prix revient à Bayrou qui voit à l'origine de ces drames "un climat d'intolérance croissant" qui trouve ses racines "dans l'état de la société en proie à "la violence" et à la "stigmatisation" attisée par certains responsables politiques qui "montrent du doigt en fonction des origines". Pour être sûr d'avoir été bien compris, il précisera qu'il pensait au discours de Grenoble et au lien entre immigration et la délinquance...Juppé lui a répondu : "n'ajoutons pas l'ignoble à l'horrible". Personne n'a pris sa défense et il doit aujourd'hui regretter ses propos.
Quant à Hollande, il a eu le comportement qui convenait mais il n'a pas pu s'empêcher quelques attaques contre son adversaire : "Il y a des mots qui influencent, qui pénètrent, qui libèrent.Ceux qui ont des responsabilités doivent maîtriser leur vocabulaire, ... Au sommet de l'Etat rien ne peut être toléré, rien", et pour être parfaitement clair, il revient sur la police de proximité de Jospin " inutilement moquée et raillée et sur la baisse du nombre des fonctionnaires... "ce qui compte, c'est d'avoir des effectifs. Or, depuis plusieurs années, dans ce département, il y eu réduction des effectifs policiers". Ce drame est la conséquence des "propos stigmatisants" et de "certaines prises de position".
Donc tous ces morts parce que l'on parle d'immigration, de viande Halal, de piscines et que l'on fait des économies bugetaires ...
Donc tous ces morts parce que l'on parle d'immigration, de viande Halal, de piscines et que l'on fait des économies bugetaires ...
Mais c'est faux! Ce ne sont pas les mots qui tuent, ce sont les assassins, les fanatiques! Ce n'est pas un hasard si trois des victimes étaient des militaires, pour punir l'armée française de son engagement en Afghanistan, et trois enfants juifs plus un adulte, pour venger les enfants de Gaza. Désolé, mais le coupable n'est pas a rechercher à l'Elysée, ni Place Beauveau. On le connait : son nom est Al-Qaida et son prénom Djihad.
Quant à la France, elle reçoit l'hommage du monde entier sur l'efficacité de ses forces de sécurité (comme quoi ce n'était pas un problème d'effectifs ; quant à la police de proximité on ne voit pas ce qu'elle vient faire là-dedans) et pour ses résultats dans la lutte contre le terrorisme international.
Émouvant, est le cri de colère poussé par le President du Crif, Richard Prasquier : "L'homme qui a tiré une gosse par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête ne l'a pas fait parce qu'il a entendu telle ou telle remarque au sujet de l'abattage rituel".
Réconfortante, est l'image des plus hauts représentants des confessions juive et musulmane sur le perron de l'Elysée, à la sortie de leur entretien avec le Président de la République, se soutenant mutuellement, au propre comme au figuré, condamnant l'extrémisme religieux de tous bords et rendant hommage à la France.
Allons, quand la situation est grave, la France n'est ni abaissée, ni abîmée, ni dégradée. Elle est respectée...
Allons, quand la situation est grave, la France n'est ni abaissée, ni abîmée, ni dégradée. Elle est respectée...
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