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Sarkozy aurait
affirmé à des journalistes, dans le train qui le ramenait de Lille à Paris, que
« ce n’était pas Hollande que le PS voulait comme candidat, c’était
DSK ».
Cela devait
forcément arriver, à force de balancer du Fouquet’s à leur adversaire, les
socialistes devaient bien se douter que ce dernier finirait par les renvoyer à
leur idole déchue.
De fait, il n’aura pas fallu attendre
longtemps la réaction. Elle est venue, tout naturellement, de la porte-parole
de "Monsieur"
Hollande, Delphine Batho qui a publié un communiqué : « Ce n’est pas
à "Monsieur" Sarkozy,
ni à ses amis du Fouquet’s, de juger de la légitimité du candidat de
gauche ».
Et si l’on proposait un jeu à nos deux
candidats, une sorte de "ni oui ni non" où
les mots qu’il ne faudrait pas prononcer seraient "DSK"
et "Fouquet’s" ?
Tout le monde y gagnerait à commencer
par les intéressés eux-mêmes. Surtout que, sur le fond, les choses sont
claires : Sarkozy a reconnu que c’était une erreur d’aller dans ce
restaurant et Hollande n’était effectivement pas le candidat préféré des
socialistes.
Ce dernier
point est incontestable. Quelques jours avant les débuts de la suite, un sondage
(Viavoice pour Libération, du 9 mai 2011) donnait DSK largement en tête pour la
primaire socialiste avec 39 % contre 20 % pour Hollande. Quant à la
présidentielle, 56 % des sympathisants de gauche souhaitaient sa victoire
contre 49 % pour Hollande. Un autre sondage (IFOP-Europe1) donnait DSK
vainqueur au second tour avec 61 % des voix alors que Hollande et Aubry
faisaient jeu égal avec le président sortant.
Donc notre
proposition devrait lui convenir. Faute de quoi, et s’il remporte l’élection, il
devra sa victoire à deux grandes chaînes hôtelières, Lucien Barrière pour le
Fouquet’s à Paris et Accor pour le Sofitel à New York.
Des chaînes
qu’il devra trainer comme des boulets !
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