En ce moment, le social est à la mode. Sarkozy organise un sommet "social" et parle de refondation "sociale". Hollande pratique le dialogue "social" et promet un Grenelle "social" au lendemain de son élection. Le grand sujet est la TVA "sociale" et chacun présente ses propositions sur le financement de la protection "sociale"... Pas de doute, nous sommes bien entrés en campagne.
Sarkozy, entouré du premier ministre et des ministres concernés a donc reçu, le 18 janvier, les partenires ... "sociaux" pour un sommet... "social".
La terminologie élyséenne a, pourtant, évolué, le sommet devenant "pour l'emploi" puis "de crise". Ce qui justifie sa réunion dans l'urgence et sans considération d'échéance électorale.
Quatre mesures ont été décidées : des crédits pour faciliter le chômage partiel, une reforme de la formation des chômeurs, la suppression totale des charges sur l'embauche des jeunes dans les très petites entreprises, l'embauche de 1.000 personnes en CDD à Pôle emploi. Au total, 430 millions d'euros pour "faire reculer le chômage".
Sur les deux sujets qui fâchent, la TVA sociale (nous développerons ce sujet dans la prochaine chronique) et le contrat "compétitivité-emploi" (il s'agit de permettre, en situation de crise, des accords d'entreprise pour adapter le temps de travail et les salaires en échange de la préservation des emplois), le Président a "entendu les remarques" et fera connaître " les décisions que nous prendrons à la fin du mois ".
On s'attendait à ce que les syndicats (enfin, ceux qui représentent les travailleurs, parce que les représentants du patronnat avaient plutôt des raisons de se réjouir) en profitent pour ruer dans les brancards. Mais les réactions sont plutôt modérées. Certes, ils ne veulent pas entendre parler de TVA sociale et sont hostiles au contrat de compétitivité mais ils ont accueilli plutôt favorablement les autres points. Si Thibault (CGT), qui avait au préalable annoncé son soutien à Hollande, a considéré que les pistes évoquées " n'auront pas d'impact véritable sur la situation de l'emploi " et lancé un appel à la mobilisation, Chérèque (CFDT) a qualifié certaines mesures "d'avancées utiles", comme Mailly (FO), qui approuve les quatre mesures décidées.
Au parti socialiste on est ferme sur la forme, mais plus mou sur le fond. Surtout, ne pas rater l'occasion de tirer sur le pianiste. Ayrault trouve "navrant" que Sarkozy ait " attendu la fin du quinquennat pour découvrir la gravité de la situation ", Aubry qualifie le sommet " d'opération médiatique" et Tourraine de " sommet sauve-qui-peut ".
La terminologie élyséenne a, pourtant, évolué, le sommet devenant "pour l'emploi" puis "de crise". Ce qui justifie sa réunion dans l'urgence et sans considération d'échéance électorale.
Quatre mesures ont été décidées : des crédits pour faciliter le chômage partiel, une reforme de la formation des chômeurs, la suppression totale des charges sur l'embauche des jeunes dans les très petites entreprises, l'embauche de 1.000 personnes en CDD à Pôle emploi. Au total, 430 millions d'euros pour "faire reculer le chômage".
Sur les deux sujets qui fâchent, la TVA sociale (nous développerons ce sujet dans la prochaine chronique) et le contrat "compétitivité-emploi" (il s'agit de permettre, en situation de crise, des accords d'entreprise pour adapter le temps de travail et les salaires en échange de la préservation des emplois), le Président a "entendu les remarques" et fera connaître " les décisions que nous prendrons à la fin du mois ".
On s'attendait à ce que les syndicats (enfin, ceux qui représentent les travailleurs, parce que les représentants du patronnat avaient plutôt des raisons de se réjouir) en profitent pour ruer dans les brancards. Mais les réactions sont plutôt modérées. Certes, ils ne veulent pas entendre parler de TVA sociale et sont hostiles au contrat de compétitivité mais ils ont accueilli plutôt favorablement les autres points. Si Thibault (CGT), qui avait au préalable annoncé son soutien à Hollande, a considéré que les pistes évoquées " n'auront pas d'impact véritable sur la situation de l'emploi " et lancé un appel à la mobilisation, Chérèque (CFDT) a qualifié certaines mesures "d'avancées utiles", comme Mailly (FO), qui approuve les quatre mesures décidées.
Au parti socialiste on est ferme sur la forme, mais plus mou sur le fond. Surtout, ne pas rater l'occasion de tirer sur le pianiste. Ayrault trouve "navrant" que Sarkozy ait " attendu la fin du quinquennat pour découvrir la gravité de la situation ", Aubry qualifie le sommet " d'opération médiatique" et Tourraine de " sommet sauve-qui-peut ".
En revanche, peu de critiques sur les mesures annoncées. Hollande juge les propositions très " faibles : vous vous rendez compte ? 500 millions d'euros dans un moment d'urgence... ? ". Quant à Moscovici, il a déclaré que " tous les sujets qui feront consensus avec les syndicats feront aussi consensus avec nous. Si demain il y a des avancées concrètes et tangibles pourquoi pas ? ".
En fait, tout le monde réserve ses forces pour le vrai combat à venir, celui de la TVA sociale.
En fait, tout le monde réserve ses forces pour le vrai combat à venir, celui de la TVA sociale.
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