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Rien ne va plus ! Tous les économistes le disent, 2012 sera la pire année de la crise mondiale qui n'en finit pas de muter depuis 2008. Mais cela n'empêche pas nos politiques de nous souhaiter une Bonne et Belle année...
La saison des voeux a donc commencé, elle va durer au moins trois semaines pendant lesquelles nous allons crouler sous les bons sentiments, les faux apitoiements et les promesses de jours meilleurs.
La compétition a été lancée dès le 31 décembre. Traditionnellement, le président de la République s'adresse aux français à 20 heures. Fort élégamment, et pour ne pas avoir à lui répondre, Hollande lui a grillé la politesse en présentant ses voeux trois heures avant lui.
Il a eu tort car il a ainsi fait apparaître toute la différence qu'il y a entre un président en fonction, s'adressant au pays depuis le lieu le plus solennel de la République et un adversaire politique s'exprimant dans une vidéo, devant un fond mauve (assez proche, reconnaissons-le, de celui de ce blog...) avec, comme seule mention et comme sur les publicités, l'adresse de son site internet. C'est peut-être plus moderne, mais cela a moins d'allure.
Sarkozy donc, a parlé de la crise et de sa volonté de continuer à prendre, jusqu'au bout, les mesures qui s'imposent. S'il exclut pour cette année tout nouveau plan de rigueur, il annonce que des décisions seront prises immédiatement après la réunion, des forces économiques et sociales, le 18 janvier. Les domaines privilégiés concerneront la formation des chômeurs, la protectection sociale (avec la mise sur la table de la TVA sociale) et la taxe sur les transactions financières. La poursuite des réformes donc.
Avec Hollande, c'est toujours la même chose. R.A.S : c'est à dire, Rien que de l'Anti Sarkozisme. Le discours est parfaitement réglé : "richesse indécente, pauvreté insupportable", dont " la responsabillité se situe autour de décisions insuffisantes, imprudentes qui ont abouti à laisser la spéculation et les marchés imposer leur rythme et leur volonté ".
Mais sur le fond, sur ce qu'il propose et sur les moyens d'y parvenir ? C'est encore R.A.S : c'est à dire, Rien A Suggérer. " Je veux ... le redressement de la France, le redressement de ses finances publiques, le redressement de sa production, le redressement de l'industrie, de l'agriculture, des services qui concourent au mieux-être de chacun ". Les voilà, les bons sentiments.
Son slogan pour les voeux est " 2012, l'année du changement". Nous lui souhaitons de se l'appliquer à lui-même et de troquer, enfin, son habit de chef de l'opposition contre celui, désormais plus de saison, de candidat à la présidence de la République.
Il est certes arrivé qu'un critique littéraire obtienne le prix Nobel (Sartre, bien sûr - qui l'a d'ailleurs refusé - et Gide, aussi), mais ce n'est pas la loi du genre. De même que ce ne sont pas les sentencieux jounalistes sportifs qui ont gagné la coupe du monde de foot-ball, mais le bien mal prénommé Aimé Jacquet.
Les socialistes devraient prendre garde. A force de se cantoner dans l'opposition, ils pourraient bien finir par y demeurer...
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