Décidément Hollande n’a pas de chance avec les femmes. Après avoir dû subir les sarcasmes et dénigrements d’Aubry et Royal pendant la primaire, c’est au tour de Joly et Duflot de lui compliquer la vie. C’est qu’elles sont exigeantes les petites femmes vertes. Non seulement elles demandent la lune, mais en plus elles fixent un ultimatum pour l’obtenir.
L’accord de gouvernement avec le PS, annonce Joly, « doit intervenir avant notre conseil fédéral du 19 novembre. Au-delà du 19 novembre, il n’y a plus d’accord ». Ça, c’est du dur !
L’accord de gouvernement avec le PS, annonce Joly, « doit intervenir avant notre conseil fédéral du 19 novembre. Au-delà du 19 novembre, il n’y a plus d’accord ». Ça, c’est du dur !
On se demande, d’ailleurs, comment le PS peut négocier un accord de gouvernement avec les écolos alors que l’on nous répète, sur tous les tons, que le projet socialiste est mort et que le programme du candidat, en cours d’élaboration, ne sera pas connu avant janvier.
Mais revenons à nos extra-terrestres. Que demandent-elles ?
D’abord du lourd, l’arrêt de la construction de l’EPR de Flamanville. Hollande est coincé.
S’il promet d’arrêter Flamanville il se déjuge puisqu’il a affirmé, en accord sur ce point avec Aubry, qu’il en poursuivrait la construction. Mais Joly n’a pas tort de dire que « si nous achevons cet EPR-là, nous aurons l’énergie nucléaire pour les 50 prochaines années, ce qui rend la sortie du nucléaire impossible ». Cécile Duflot prévient que son parti est « prêt à constater qu’il n’y a pas d’accord ».
Il est donc au pied du mur. Nous allons voir, comme le dit le proverbe, s’il est un bon maçon….
La seconde exigence, concerne la construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, voulue par la majorité des élus locaux à commencer par Ayrault, maire de Nantes et Auxiette, le président du conseil régional des Pays de Loire. C’est donc la crédibilité de l’un de ses plus proches soutiens, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’assemblée, qui est en jeu.
Troisième exigence, pas tout à fait désintéressée, l’attribution à Cécile Duflot d’une circonscription parisienne acquise à la gauche. Cette fois, c’est la mairie de Paris qui est en ligne de mire et la succession de Delanoë, que brigue Anne Hidalgo, son adjointe socialiste.
Elles sont dures avec Hollande. Mais c'est un bon entrainement pour quelqu'un qui prétend imposer à Madame Merkel ses vues sur l’Europe ….
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