vendredi 18 novembre 2011

ABRACADABRA, LE REVOILA !

J – 170
Dernier tour des magiciens : le paragraphe sur l’abandon de la filière MOX, qui avait disparu, est réapparu. Beau numéro de prestidigitation…
Tout le monde est satisfait. Les écologistes, parce qu’ils ont retrouvé l’accord tel que signé avec Aubry, c'est-à-dire avec le fameux passage sur la reconversion de la filière. Les socialistes, parce que…au fond, on n’a pas bien compris pourquoi. Nous nous bornerons donc à citer le communiqué publié pour confirmer qu’il y avait bien accord sur l’accord : « la quantité de combustible nécessaire et les besoins de retraitement … diminueront. C’est pourquoi il est prévu d’accompagner cette évolution progressive d’un plan de reconversion permettant de maintenir le nombre d’emplois ». Ouf !!!
Ce que l’on a bien compris en revanche, c’est qu’EELV l’emporte sur toute la ligne. Les verts ont pris tout ce qu’on leur proposait, le principe d’une sortie du nucléaire, la fermeture  de 24 centrales d’ici 2025, l’abandon progressif de la filière MOX, une trentaine de députés (dont un marchepied vers la mairie de Paris pour Duflot), l’introduction de la proportionnelle pour les législatives de 2017…
Et ils n’ont rien donné en contre partie. Ils ne renoncent à aucune de leurs exigences, ce qui va leur permettre de critiquer Hollande et de chercher à lui manger la laine sur le dos.
Si le candidat socialiste sort diminué de ce burlesque épisode, c’est encore pire pour Joly. Trop « verte » chez les écolos, elle s’est laissé manipuler en allant répéter sur tous les tons que sans abandon de l’EPR, il n’y aurait pas d’accord. D’ailleurs elle ne souhaitait pas un accord. Elle est donc obligée de manger ses lunettes...
Pour l’instant, elle déserte les plateaux télé et refuse tout interview ; elle « prend de la hauteur », à moins qu’elle ne finisse par prendre la sortie. Elle vient, en effet de comprendre qu’elle n’avait pas battu Hulot, seulement servi à l’éliminer. Les verts ne supportent pas les chefs, surtout quand ils sont populaires, et ils ont donc choisi une candidate qui ne risque pas de prendre le contrôle du mouvement. 5 %, c’est assez pour peser dans le second tour, mais pas plus, elle risquerait de se prendre pour le chef.
Pour en revenir à Hollande, nous lui avions donné « one point », nous laissant abuser par de spectaculaires coups de menton et pensant, un peu vite, qu’il avait prouvé qu’il était un patron.
En réalité, il a perdu trois points : le premier, sur le manque de professionnalisme des responsables socialistes ; le second, sur la confirmation que, décidément, il change facilement d’avis ; le troisième parce qu’il laissera l’idée d’avoir cédé « au lobby nucléaire », ce qui lui rendra désormais difficile d’aller chercher Sarkozy sur le soutien aux grandes entreprises du CAC 40.
« Ségolènisation » a déjà dit Cohn-Bendit, pour montrer la voie aux verts.

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