mercredi 5 octobre 2011

DERNIER BEBAT, ENFIN !

05/10/2011 : J  – 212
C’est fait ! Le scénario de la primaire n’était pas mauvais mais, avouons-le, cela commençait à devenir un peu lassant.
C’était donc le troisième débat de la primaire organisé par BFM TV. Nous ne vous infligerons pas, cette fois-ci, un résumé détaillé des interventions des uns et des autres. Non pas que le débat fut inutile, bien au contraire, mais deux observations suffiront pour ce soir.
1/ Ils n’ont pas été bons, en tout cas les trois favoris, sans qu’il y ait lieu de les distinguer. Hollande, Aubry, Royal, fatigués, nous ont asséné pendant plus de deux heures des principes généraux depuis longtemps ressassés.
Montebourg  fait du Montebourg. Baylet, c’est toujours le bon sens du terroir. Valls  parle en homme d’état.
Olivier Mazerolle, le meneur de jeu, lâche vers la fin qu’il a reçu une réclamation de la direction du PS : le débat dure trop longtemps ! On est d’accord.
2/ Une confirmation inquiétante : la césure traditionnelle du PS est toujours aussi vive. A notre tour de faire comme les candidats, une petite autosatisfaction. A 200 jours de la présidentielle le débat a parfaitement illustré ce qui figure  en colonne de gauche de ce blog : depuis le congrès de Tours de 1920 (il y a plus de 90 ans !), le parti socialiste français n’est toujours pas guéri de sa dyslexie. Sa gauche, révolutionnaire et étatiste, veut restaurer une économie dirigiste. Sa droite ne croit pas aux vieilles idéologies et prône la réforme par l’accompagnement, l’incitation et la régulation.
C’est clair, trois sont dans la première catégorie : Aubry, Montebourg et Royal ; trois dans la seconde : Hollande, Valls, Baylet. Un mot les sépare : contrainte. Ils se sont interrogés toute la soirée : peut-on agir par la contrainte ?   
Que le débat de ce soir se conclue sur cette question n’est pas vraiment rassurant pour le PS.
Dans 4 jours on aura fini d’ergoter sur les sondages. Trois cas de figure : soit nous connaîtrons le vainqueur, soit nous aurons un deuxième tour de consécration, soit le parti socialiste entrera dans un psychodrame meurtrier,  l’un de ses marqueurs  génétiques.
Si vous ne craignez pas l’insomnie, essayons de procéder à un petit jeu de mathématique électorale. Hollande est, parait-il, très largement en tête dans les sondages. Mais additionnons d’un côté Hollande, Valls, Baylet et de l’autre, Aubry, Royal, Montebourg…
Bonne nuit !


                     

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