26/10/2011 : J – 191
Cela n’aura pas tardé ! Il est normal, au pouvoir, de susciter la déception ; avant même de l’exercer, c’est assez rare. Pourtant, à peine investi, Hollande vient de nous en donner deux occasions.
SEGOLENE ET LE POT AUX ROSES
Nous voilà rassurés !
On se demandait ce que Ségolène allait devenir, elle que l’on imaginait déjà exilée dans sa province, après sa cuisante défaite aux primaires et nous avions salué l’élégance de son soutien à François après les résultats du premier tour. On se demandait s’ils s’étaient parlé. Maintenant on sait. Ils ont « dealé » et Hollande n’aura pas tardé à honorer sa première dette.
De sorte que tout serait déjà bouclé 200 jours avant élection présidentielle…
Elle sera députée de la Rochelle, "siège" que le député sortant s’est empressé de lui céder. Hollande président, le PS aura, naturellement, la majorité absolue au parlement. Elle est donc assurée d’être la présidente de l’Assemblée nationale puisque François et Martine le lui ont promis. En attendant, elle va rejoindre la direction du parti. De la belle ouvrage !
On pouvait s’interroger sur la véritable signification d’une "république exemplaire" (Aubry), d’une "République du respect" (Royal), ou de l’expression "remettre de l’ordre dans la République" (Hollande). Maintenant on sait.
Les français n’ont pas voté que déjà Hollande est élu. Les députés ne sont pas élus que déjà ils ont une présidente. Respect du suffrage populaire !
Dans son discours d’investiture Hollande fustigeait « le discrédit qui touche à la parole politique, la suspicion sur l’exemplarité de l’Etat, le manquement aux règles, la protection des amis, la confusion d’intérêt ». On se demandait de quoi il parlait ? Maintenant on sait.
Les socialistes ont donc commencé à se partager le fromage, en commençant par le chabichou. Mais, n’en doutons pas, ils sont nombreux autour de la tablée…
On connaissait "Perrette et le pot au lait", mais le pot aux roses ? Maintenant on sait…
Sauf que, si ça renâcle trop, Hollande changera, peut-être, d’avis ?
ENCORE UN LOUP ?
Nous nous étions étonnés de l’étrange silence de Hollande sur le contrat de génération dans son discours d’investiture. Il se confirme qu’il ne s’agissait pas d’une omission. Aujourd’hui, en effet, les 60.000 créations de postes d’enseignants sont sur le point d’être abandonnés.
Ecoutons Michel Sapin, proche de Hollande, ancien (et futur, s’il est lui aussi dans les arrangements) ministre des finances socialiste : « Bien entendu (cette embauche) est compensée par des baisses de postes ailleurs…L’idée est de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires… Je dirais même que l’idée est de stabiliser la masse salariale de l’Etat dans le budget de l’Etat ». Du Sarkozy dans le texte ! Encore une mesure sur laquelle Hollande ne reviendra pas.
On peut changer d’avis si les circonstances ont, elles- mêmes, changées, mais en trois jours… Aubry avait-elle raison ?
Un loup, ça va ; deux loups, c’est un couple ; au-delà, bonjour les dégâts !"
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