02/08/2011 : J - 277
La règle d’or, présente dans toutes les religions, est un des piliers de notre morale. Elle se résume en une phrase : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. »
A priori aucun rapport avec la règle d’or qui va très certainement occuper l’espace politique à la rentrée.
Encore que l’on pourrait la décliner en : « ne laisse pas à tes enfants la dette que tu n’aurais pas voulu que tes parents te laissent. »
Car, c’est bien de l’endettement public dont nous allons parler ici. La dette des états constitue aujourd’hui une menace gravissime. Non seulement parce qu’elle implique au niveau national une charge devenue insupportable, mais aussi parce qu’elle risque de provoquer une crise mondiale encore plus grave que la crise financière de 2008.
Inutile de chercher les responsables. La France n’est pas la seule concernée. Sa situation est d’ailleurs moins grave, si l’on peut dire, que celle de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, mais aussi du Japon ou même des Etats Unis (la dette est passée en 10 ans de 5,7 à 14,3 milliards de dollars et représente 100 % du PIB).
Inutile aussi de peser au trébuchet les dettes de la droite et de la gauche. Il n’y avait pas de déficit budgétaire quand Giscard d’Estaing a été remplacé par Mitterrand. Depuis, il ne cesse d’augmenter, moins vite en cycle de croissance, plus vite en période de récession. La vérité c’est que nos dépenses (train de vie de l’Etat et des collectivités publiques, prestations sociales) sont structurellement supérieures à nos recettes, malgré une pression fiscale parmi les plus élevées du monde.
Est-ce grave ? Non, c’est dramatique…
Faisons simple : si nous ne réduisons pas notre endettement, la signature de la France sera dépréciée et nous ne pourrons plus emprunter pour financer nos déficits ou à des taux tellement élevés que nous ne pourrons plus rembourser la dette. La faillite des états n’est plus aujourd’hui une hypothèse d’école et un état en faillite ce sont des banques qui ferment et des entreprises qui disparaissent.
Tout le monde sera touché, sauf peut-être les très riches qui ont probablement déjà pris leurs précautions.
Comment sait-on qu’un état est menacé de faillite ? Deux indicateurs sont déterminants qui se calculent par rapport au PIB (la richesse produite). Si les déficits publics dépassent 3 % et la dette 60 %, ça sent le roussi. La France est actuellement à 6 % et 85 %. Il nous reste 2 ans pour rentrer dans les clous !
Nous sommes, lors de la crise financière de 2008, passés si près de la catastrophe que l’on a fermé les yeux sur les dépassements. C’est ainsi que l’on y a échappé.
Mais la réplique du tremblement de terre se produira inéluctablement sur le terrain de la dette publique. Si les états ont pu sauver les banques il n’y a plus personne derrière les états. Il faut donc prévenir et pour cela réduire vite et fort les déficits publics.
Comment ? C’est là qu’intervient la règle d’or … dont nous parlerons dans la prochaine chronique !
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