Bien entendu ce ne sont pas des questions innocentes.
1/ La question de la primaire.
Après quelques fausses notes, notamment dans l’entourage de Martine Aubry, le consensus s’installe sur la possibilité de laisser à DSK la possibilité de s’inscrire à la primaire hors délais. Seul résiste encore Montebourg.
En attendant, chacun jure, la main sur le cœur, qu’il n’a jamais douté de l’innocence de leur champion.
Dommage, si tel est bien le cas, que la direction du parti n’ait pas annoncé dès le 15 mai que le délai de dépôt de candidature resterait ouvert pour Strauss-Kahn. Imaginez: quelle preuve de soutien, quelle marque de confiance, quelle classe!
Et si tout le monde était persuadé de l’innocence, pourquoi un deuil aussi bref et des " remariages " aussi rapides de ses proches ?
2/ La question du complot.
Quelques strauss-kahniens, pas les plus connus, posent clairement la question du complot, notamment Michèle Sabban( 6° vice-présidente du conseil régional de l’île de France) et François Loncle( député de l’Eure).
La première parle " d’attentat politique " et s’interroge sur " l’attitude de la direction du Sofitel de N.Y" … qui " a pris le temps d’appeler Paris ". Elle met en cause le chef de la police, le fameux NYPD, qui a reçu la Légion d’Honneur des mains de Sarkozy (il s’agit de Ray Kelly, décoré il y a 5 ans par le ministre français de l’intérieur " pour ses résultats exceptionnels en matière de criminalité ").
Le second évoque des " connexions entre le groupe Accor et certaines officines françaises ". Il critique l’empressement avec lequel le FMI a remplacé son directeur général (a-t-on noté qu’au même moment Martine Aubry faisait l’annonce de sa candidature ?) et juge " très embarrassant " le silence de la droite. Mais, comme on n’est jamais trop prudent, il précise : « je n’accuse absolument personne ».
Pourtant, le scénario du film sur le complot est écrit et les acteurs de qualité.
Si l’on comprend bien, sont impliqués dans ce complot : les Etats Unis d’Amérique, sa justice et sa police, la France, son président et ses services secrets, une grande multinationale du CAC 40, le groupe Accor, sans oublier, même si l’on n’a pas bien compris qui était visé, le FMI…
Deux dernières questions :
A trop vouloir prouver, les adeptes du complot ne commettent-ils pas le même péché que celui que les socialistes reprochent, à juste titre, à ceux qui ont condamné trop vite DSK ?
A trop vouloir blanchir, ne remet-on pas sur le tapis (pardon !) les événements de la suite du Sofitel ? Est- ce vraiment bon pour l’image de DSK ? Prudence, prudence…
Mais soyons juste, aucun candidat, ni responsable du PS, n’a accepté de parler de complot. Alors : « de minimis non curat praetor » …
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