05/07/2011 : J – 305
L’affaire, les affaires, Strauss-Kahn occupent l’espace médiatique et commencent vraiment à polluer la vie politique française et bien au-delà.
Sur l’homme lui-même, laissons chacun se faire, en conscience, sa propre opinion et laissons-le, comme le disent ses amis, se " reconstruire ".
Mais ne nous laissons pas, non plus, distraire de l’essentiel : qui sera le candidat de la gauche et avec quel programme ? Qui dirigera la France dans 305 jours ?
C'est qu'il faut, désormais, se convaincre que DSK ne sera pas de la partie. On sent bien que, quelle que soit l’issue du ou des procès, même en cas de non-lieu, il ne sera pas candidat. Comment imaginer, en effet, que la gauche se rassemble derrière un leader dont l’image, telle qu’elle est apparue sous ses différentes facettes, ne correspond pas vraiment à celle qu’elle voudrait donner.
Quant au rôle qu’il pourrait jouer dans la campagne, si l’un des candidats souhaite son soutien ce sera à ses risques et périls.
Cette affaire est une véritable bombe à fragmentation et déjà deux de ses propres candidats ont été atteints par les éclats.
Aubry, dont la campagne ne peut que pâtir des spéculations sur un retour de son associé du fameux pacte. S’est-elle déclarée trop tôt, devrait-elle s’effacer… ? On voit bien les questions gênantes.
Hollande, que l’on cherche maintenant à impliquer dans une autre plainte, en France cette fois, contre DSK. Pas de malentendu, il ne s’agit que du rôle qu’il aurait pu jouer lors de l’éclatement de cette affaire(il y a 8 ans), alors qu’il était premier secrétaire. Mais cela peut le gêner. Il a d’ailleurs été contraint de s’expliquer déclarant qu’il ne connaissait pas l’affaire dans le détail : « moi je ne conseille ni ne déconseille, à personne, de porter plainte quand il se passe un événement de nature de violence personnelle. Donc, si j’ai pu être au courant d’un incident, je n’ai jamais formulé … un conseil ou une interdiction… je veux absolument mettre un terme à toutes ces polémiques, rumeurs, ou colportage… cela commence à devenir absolument détestable ». C’est dit !
Il est donc de l’intérêt de tout le monde, à commencer par le PS s’il ne veut pas connaître des lendemains douloureux, de revenir sur la plan des idées et de rentrer vraiment dans la campagne.
Telle est bien, semble-t-il, la position des dirigeants du parti.
Hamon : l’hypothèse d’une candidature « est la plus faible ».
Ségolène Royal demande « de le laisser tranquille ».
Marylise Le branchu, une des plus proches amies de Martine Aubry, « les français ne sont pas sur l’affaire Strauss-Kahn aujourd’hui. Qui leur parle du chômage ? Qui leur parle de l’augmentation du gaz » ?
Donc nous sommes d’accord : halte au feu ! Basta…
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