« On dirait que je suis présidente ». Comme les petites filles jouent à la marchande, rue Solférino, on joue à la présidente.
En attendant que Martine soit officiellement candidate aux primaires on travaille au PS sur les mesures prioritaires à mettre en œuvre dès les 100 premiers jours de le présidence socialiste. A la manœuvre, Laurent Fabius, officiellement chargé de les préparer, dirige une armée de hauts fonctionnaires qui travaillent la nuit (le jour aussi mais il ne faut pas le dire !) à rédiger les projets de textes, décrets, lois, ordonnances…
Cela ressemble un peu à Perrette et le pot au lait, mais jouons un peu nous aussi : on dirait qu’elle est présidente, alors qui serait le premier Ministre ? La réponse est claire : c’est celui qui le dit qui l’est. Donc c’est Fabius puisque c’est lui qui prépare les mesures. Il y aura ainsi de bonnes chances qu’il soit d’accord avec les propositions par lui-même sélectionnées : emplois jeunes, allocations d’études, encadrements des loyers, suppression des déductions fiscales, retraite à 60 ans…
Evidemment avec Hollande l’équation serait différente. L’amitié qui les lie n’est pas indéfectible et Il est peu probable que Fabius et ses mesures prioritaires s’imposent à Hollande. Ce dernier, en effet, est non seulement « normal » mais il est aussi plus indépendant qu’Aubry à qui son entourage saura dire, le moment venu, « qui t’a fait reine ? ».
C’est l’avantage de ne pas avoir beaucoup d’amis ! Il ne navigue pas dans les courants, il a moins de dettes : en fait, il ne doit rien à personne.
Pour l’instant…
Sauf, peut-être, à Madame Dugenou, mais un secrétariat d’état fera très bien l’affaire !
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