24/05/2011 : J - 347
Au football , on appelle ainsi la saison des transferts , c'est-à-dire la période pendant laquelle les joueurs sont mis sur le marché pour être vendus ou achetés par les clubs.
Au PS, si la blessure sera longue à cicatriser, il est à prévoir que le deuil officiel prendra bientôt fin. D’ores et déjà les partisans de l’ex-favori du PS cherchent à se recaser.
Certains envisagent de racheter le fonds de commerce en tentant de rassembler autour de leur propre candidature. Dans cette catégorie : Moscovici, Valls, Collomb, mais cela ne va pas être simple…
Pour d’autres, le choix semble s’imposer, il en va ainsi de Cambadélis qui devrait rallier Martine Aubry. Tel était, en effet, l'esprit du pacte.
Mais, pour la plupart, nous entrons dans la période de négociation précédant les transferts. Ils vont donc chercher à négocier leur ralliement. C’est humain, certains attendent d’être ministre depuis si longtemps, les mêmes qui menaçaient de représailles les « hollandais », considérés alors comme des diviseurs …
Bien placés seront, assurément, les grands élus locaux et « patrons » de fédérations régionales, susceptibles de peser lors des primaires : Destot, député-maire de Grenoble, Patriat président de la région Bourgogne, Huchon, président de la région île de France, Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Le Guen, député de Paris…
Mais ils sont si nombreux que les prix vont forcément baisser. Belle leçon où l’on découvre que les lois du marché s’appliquent aussi aux socialistes.
Mais toutes ces personnalités ne sont, au niveau national, que des « seconds couteaux ».
Plus intéressant sera la décision des candidats, déclarés ou non, à la primaire, qui sont aujourd’hui nettement distancés par Aubry et Hollande. Est-il vraisemblable, comme on le dit, que Royal fasse alliance avec Aubry ? Valls prendra-t-il le risque d’un mauvais score, et Moscovici de démontrer que le courant strauss-kahnien n’était pas structuré ? Montebourg, en revanche continue à croire en ses chances, lui qui se compare à un « Mélenchon resté dans le parti ». Trois concurrents donc pour une place ? Comme en 2007...
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