"Pour encourager la démocratie locale, nous abandonnerons la réforme territoriale imposée par l'UMP, nous engagerons une nouvelle étape de la décentralisation assurant l'autonomie financière et de gestion des collectivités, une péréquation bénéficiant aux territoires défavorisés et un nouveau pacte de confiance et de développement entre l'Etat et les collecctivités."
Les collectivtés locales (communes, départements, régions), en grande majorité dirigées par la gauche, et donc bastions de résistance à la dictature Sarkozienne, se sont affranchies de l'austérité budgétaire que supporte la nation.
Quand vous circulez en France, ne manquez pas de visiter les bâtiments administratifs où sont logés les services des administrations territoriales. Vous serez surpris de leur caractère grandiose, d'ailleurs on les appelle des "hôtels" ! On n'a pas lésiné non plus sur les logements de fonction, le parc automobile, les frais de communication, les effectifs enfin qui ont explosé. Bref ce sont des "fromages" et l'on comprend que la direction du parti ménage le barons locaux en perspective des primaires car ce sont aussi les patrons des fédérations locales.
Donc la rigueur, c'est pour l'Etat, les dépenses pour les collectivités locales et les impôts pour les français.
Si la gauche accède aux commandes de l'Etat et veut respecter ses engagements en matière de réduction des déficits publics il lui faudra trancher dans le train de vie des institutions locales et ce n'est pas en revenant sur la réforme terrritoriale, qui fusionne les conseillers généraux et les conseillers territoriaux, que l'on y parviendra.
Bon courage au ministre des finances qui devra mettre à la diète les seigneurs des provinces de France, vous vous souvenez, ceux qui sont députés-maires ou députés- présidents...
Pour terminer sur une note positive, nous préciserons que les critiques sur le train de vie des principales collectivités territoriales, ne visent en aucun cas à remettre en cause le principe de décentralisation qui a montré son efficacité et auquel les français sont attachés. Si pacte il doit y avoir, cela devra être l'occasion de rappeler que les contraintes budgétaires s'imposent à tous.
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