dimanche 10 avril 2011

Projet socialiste : PRIORITE N° 12

10/04/2011 : J – 392
« Pour stopper l’envolée  des loyers, nous plafonnerons leur montant lors de la première location ou à la relocation, notamment dans les zones de spéculation immobilière ».
On voit bien la logique (d’ailleurs, cela existe déjà pendant la période de location) : c’est de la faute des spéculateurs, donc il faut réglementer pour plafonner. N’est-ce pas un peu simpliste ?
La population française a augmenté de 10 millions en une génération (55 en 1985, 65 en 2010), la structure familiale  a éclaté sous l'effet de la multiplication des familles monoparentales (avec comme conséquence  une baisse du taux moyen d’habitants par logements), les étrangers achètent en masse (ce qui prouverait que ce n’est pas plus cher qu’ailleurs) à Paris, dans certaines grandes villes et à la campagne, mais c’est la spéculation qui fait monter les prix !
On sait bien, pourtant, que c’est la rareté qui fait monter le prix et que la meilleure façon de le faire baisser est d’augmenter l’offre. La France a souvent, dans son histoire, bloqué les loyers. A chaque fois cela s’est traduit par une baisse de la construction.
Pourquoi  y a-t-il plus de 2 millions de logements vacants ? Ne serait-ce pas justement, l’excès de réglementation qui dissuade  la location ?
Et, s’il est vrai que le prix du loyer est souvent dissuasif, il y a pire : il ne suffit pas de pouvoir ou d’accepter de payer un gros loyer pour trouver un logement, il faut encore répondre à de nombreuses conditions pour  être accepté : un revenu élevé, un emploi sans risque de licenciement, et une caution tout aussi solide. Ce n’est pas légal, c’est tout aussi choquant, mais cela prouve bien l’ampleur de déséquilibre entre l’offre et le demande.
Ne faudrait-il pas réfléchir également au moyen d’inciter les propriétaires à louer en les rassurant sur le paiement des loyers (améliorer les mécanismes de caution et de garantie) et la possibilité de récupérer le logement en cas d’impayé ou pour des besoins personnels ? Plutôt que de les « stigmatiser », comme l’on dit.
On a tout à  craindre, dans ce domaine, des effets pervers. Mais, n’en doutons pas, la proposition  va plaire, et c’est bien l’objectif…


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