samedi 9 avril 2011

Projet socialiste : PRIORITE N° 11

Les priorités 11 à 16 constituent le Chapitre : " Pouvoir d'achat, salaires, pensions, : rendre la vie loins chère
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09/04/2011 : J – 393
« Des aides à l’isolation, au développement des énergies renouvelables », qui peut être contre ? 
Il faut toutefois relever  deux points :
-1. Il est prévu, pour financer ces aides, « Réinvestir une partie des superprofits des groupes pétroliers », cette formulation mérite axamen.
Les groupes pétroliers : c’est Total. Il n’y en a, hélas, pas d’autres en France. Et d’abord, pourquoi  « une partie » ? S’il y a des superprofits (ce qui est très mal), il faut les prendre tous. 
Rappelons d’abord  que, si Total est coté à Paris, il appartient à 50 % à des actionnaires étrangers  et qu’il réalise la très grande majorité de ses bénéfices hors de France. Actuellement Total perd même de l’argent en France !
Si la morale veut que l’on paye des impôts quand on fait des profits, à fortiori des « superprofits »,  pourquoi ne pas penser à les redistribuer là où ils sont réalisés ? A l’étranger et, très largement dans les pays pauvres : Total est présent dans près de vingt pays en Afrique où il réalise une grande partie de ses bénéfices…
Au fait, pourquoi, dans un projet aussi généreux, à  aucun endroit dans des 30 priorités du PS, l’on ne parle de l’aide au développement (le sujet est évoqué à propos de la taxe de 0.50% sur les transactions financières dont la responsabilaté est renvoyée à l'Europe) ? Jadis la gauche était aux avant-postes de la lutte contre la pauvreté dans le monde. Aujourd’hui  la priorité est de faire baisser le prix de l’essence et de l’électricité en France. Qu’en pense Stéphane Hessel  qui a été, jadis, l’avocat de l’aide au développement ? Il y aurait peut-être de quoi s’indigner…
Il ne faut pas faire croire aux français que l’on peut jouer impunément, par un claquement de doigts, avec la fiscalité des entreprises. C’est un sujet bien complexe et chaque mesure a ses effets pervers.
D’ores et déjà, des entreprises du CAC n’ont pas leur siège en France : ArcelorMittal, victime d’une OPA hostile, EADS, notre champion de l’export, Dexia qu’il a fallu sauver de la faillite…
Il faut sûrement revoir notre fiscalité des entreprises mais en étant très attentif à ce qui se passe ailleurs. Dans le monde actuel, en effet, que cela plaise ou non, les contribuables, particuliers et entreprises, comme les oiseaux, s’envolent quand partent les coups de fusil.
-2. Sur « la mise en place des tarifs sociaux pour le gaz et l’électricité » pas de commentaire, nous sommes dans le « care » ! Mais il va en falloir des superprofits !

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