17/04/2011 : J - 385
Vraiment bizarre !
Voilà cinq ans que l’on attend le projet socialiste et il est au rendez-vous, le jour dit, accueilli dans le recueillement, honoré par les rois mages. La famille est réconciliée autour du nouveau-né. Divine surprise.
Pourtant, la semaine qui vient de s’achever laisse un certain malaise. On s’attendait à ce que les propositions socialistes fassent l’actualité, monopolisant la vie politique française et que les éléphants crèvent les écrans et pérorent dans les médias … Eh bien, non : le programme en n’en parle quasiment pas, pas de doubles pages commentées sur les propositions dans la presse, pas de débats contradictoires ou si peu (Yves Calvi par exemple, comme toujours excellent) entre politiques ou experts. Les leaders du PS sont aux abonnés absents…
Pourtant, la semaine qui vient de s’achever laisse un certain malaise. On s’attendait à ce que les propositions socialistes fassent l’actualité, monopolisant la vie politique française et que les éléphants crèvent les écrans et pérorent dans les médias … Eh bien, non : le programme en n’en parle quasiment pas, pas de doubles pages commentées sur les propositions dans la presse, pas de débats contradictoires ou si peu (Yves Calvi par exemple, comme toujours excellent) entre politiques ou experts. Les leaders du PS sont aux abonnés absents…
Il y a bien eu le lapsus de Martine Aubry sur sa candidature, mais il a rapidement fait pschitt. Et Cambadélis, qui a piqué une colère contre Sarkozy parce qu’il aurait dit devant des parlementaires UMP que " le pays attendait, vibrant, l’élection de Strauss-Kahn et que c’est son fief du Val d’Oise qui lui a fait défaut "… Moscovici, enfin, qui a annoncé que DSK se déciderait avant le 28 juin, ce qui nous a rassuré car c’est précisément la date fixée pour l'inscription à la primaire.
Sinon, silence sur toute la ligne.
Des sondages ? Oui, deux : l’un qui voit super Strauss-Kahn écrasant ses rivaux, assuré de l’emporter largement au premier tour de la primaire, l’autre qui observe une chute de 10 points de sa cote de popularité, ce qui le ramène en troisième position derrière Aubry et Hollande. Les socialistes vont donc voter pour le candidat qui leur plait le moins…
Comment expliquer autant de discrétion au PS ?
Nous proposons deux pistes :
- ils ont été tellement abasourdis par l’image d’unité qu’ils sont parvenus à donner qu’ils en sont tétanisés et n’osent plus bouger !
- ils ont tellement travaillé qu’ils se reposent !
Après tout, c’est bien la période des vacances scolaires ? Alors, Bonnes Vacances.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire