28/03/2011 : J - 405
Le second tour des cantonales, comme le premier, restera marqué par le record de l'abstention.
La gauche est satisfaite: elle a gagné 2 départements et 2 de plus, peut-être,lors de l'élection des présidents, auxquels il faut ajouter, outre-mer, la Réunion et Mayotte. L'UMP a gagné le département du Val d'Oise ( fief de DSK! ) et fait mine de se consoler de ses mauvais résultats en se disant que cela aurait pu être pire...
Et le FN? 2 élus sur 2026 sièges! C'était bien la peine de faire tout ce ramdam autour du pacte républicain. Peut-on vraiment dire qu'il est le vainqueur de ces élections ? Oui, puisqu'il atteint près de 40% dans les circonscriptions où il était présent, mais drôle de vainqueur dont les bulletins de vote sont traités comme le sont les bulletins nuls puisqu'ils ne donnent pas droit à des élus...Dommage que les bulletins nuls et blancs ne soient pas comptabilisés en suffrages exprimés.
Si l'on y regarde de plus près, la seule élection où les voix du FN ne sont pas "nulles"' c'est la présidentielle. Mais la République n'est pas naïve, elle a assuré sa défense. Le candidat FN présent au second tour? On connait! Ses chances de l'emporter? Proches de zéro! Et s'il était élu? Ses chances d'obtenir une majorité parlementaire? Encore moins. De quels moyens disposerait-il alors? En appeler directement au peuple? Réformer la constitution? Au congrès, il faut une majorité des 3 cinquièmes, quant au referendum, il est compliqué à mettre en œuvre (art.89, art.11?) et surtout dangereux puisqu'il a provoqué le départ du général de Gaulle et le rejet du traité constitutionnel européen. Alors la loi? Si l'on regarde les propositions la plupart ne passeraient pas le filtre du Conseil Constitutionnel. Ce n'est pas demain que le FN gouvernera la France! Cela étant dit, et il faut le dire pour que personne ne se fasse d'illusion, le programme du FN n'est pas une alternative, c'est une nuisance.
Nuisance morale évidemment, même si cela ne signifie pas que ses électeurs souhaitent être gouvernés par des partis extrêmes mais plutôt qu'ils sont désespérés par la manière dont ils le sont par des partis dits de gouvernement. Nuisance démocratique surtout, car un candidat " républicain" élu au second tour dans un duel avec un candidat FN perd une partie de sa légitimité, non pas démocratique, mais programmatique. Gagner face au FN c'est gagner par défaut, avec un projet non validé par tous ses électeurs. On l'a bien vu avec Jacques Chirac dont le second mandat a été désespérément vide. Et quelle légitimité aurait cette fois, un élu de gauche pour mettre en œuvre un programme de gauche, alors qu'il aurait bénéficié des suffrages des électeurs de droite?
Donc le véritable combat, c'est au premier tour qu'il faut le mener et pas au second. Au moins, cela nous épargnerait un nouveau "bal des faux- culs". Le bon réflexe républicain c'est de refuser les candidatures partisanes et porteuses d'ego. Les accords, c'est au premier tour qu'il faut les conclure, sans attendre le second pour improviser des combinaisons douteuses. Mais c'est l'inverse qui est le plus probable: l'échec de la droite fragilise Sarkozy qui va voir fleurir les candidatures de division, voire de substitution; le succès de la gauche et les sondages qui placent largement en tête trois de ses candidats potentiels, tandis que Sarkozy serait nettement distancé par Marine Le Pen, vont probablement libérer les ambitions.On n'a pas encore tout vu...
La gauche est satisfaite: elle a gagné 2 départements et 2 de plus, peut-être,lors de l'élection des présidents, auxquels il faut ajouter, outre-mer, la Réunion et Mayotte. L'UMP a gagné le département du Val d'Oise ( fief de DSK! ) et fait mine de se consoler de ses mauvais résultats en se disant que cela aurait pu être pire...
Et le FN? 2 élus sur 2026 sièges! C'était bien la peine de faire tout ce ramdam autour du pacte républicain. Peut-on vraiment dire qu'il est le vainqueur de ces élections ? Oui, puisqu'il atteint près de 40% dans les circonscriptions où il était présent, mais drôle de vainqueur dont les bulletins de vote sont traités comme le sont les bulletins nuls puisqu'ils ne donnent pas droit à des élus...Dommage que les bulletins nuls et blancs ne soient pas comptabilisés en suffrages exprimés.
Si l'on y regarde de plus près, la seule élection où les voix du FN ne sont pas "nulles"' c'est la présidentielle. Mais la République n'est pas naïve, elle a assuré sa défense. Le candidat FN présent au second tour? On connait! Ses chances de l'emporter? Proches de zéro! Et s'il était élu? Ses chances d'obtenir une majorité parlementaire? Encore moins. De quels moyens disposerait-il alors? En appeler directement au peuple? Réformer la constitution? Au congrès, il faut une majorité des 3 cinquièmes, quant au referendum, il est compliqué à mettre en œuvre (art.89, art.11?) et surtout dangereux puisqu'il a provoqué le départ du général de Gaulle et le rejet du traité constitutionnel européen. Alors la loi? Si l'on regarde les propositions la plupart ne passeraient pas le filtre du Conseil Constitutionnel. Ce n'est pas demain que le FN gouvernera la France! Cela étant dit, et il faut le dire pour que personne ne se fasse d'illusion, le programme du FN n'est pas une alternative, c'est une nuisance.
Nuisance morale évidemment, même si cela ne signifie pas que ses électeurs souhaitent être gouvernés par des partis extrêmes mais plutôt qu'ils sont désespérés par la manière dont ils le sont par des partis dits de gouvernement. Nuisance démocratique surtout, car un candidat " républicain" élu au second tour dans un duel avec un candidat FN perd une partie de sa légitimité, non pas démocratique, mais programmatique. Gagner face au FN c'est gagner par défaut, avec un projet non validé par tous ses électeurs. On l'a bien vu avec Jacques Chirac dont le second mandat a été désespérément vide. Et quelle légitimité aurait cette fois, un élu de gauche pour mettre en œuvre un programme de gauche, alors qu'il aurait bénéficié des suffrages des électeurs de droite?
Donc le véritable combat, c'est au premier tour qu'il faut le mener et pas au second. Au moins, cela nous épargnerait un nouveau "bal des faux- culs". Le bon réflexe républicain c'est de refuser les candidatures partisanes et porteuses d'ego. Les accords, c'est au premier tour qu'il faut les conclure, sans attendre le second pour improviser des combinaisons douteuses. Mais c'est l'inverse qui est le plus probable: l'échec de la droite fragilise Sarkozy qui va voir fleurir les candidatures de division, voire de substitution; le succès de la gauche et les sondages qui placent largement en tête trois de ses candidats potentiels, tandis que Sarkozy serait nettement distancé par Marine Le Pen, vont probablement libérer les ambitions.On n'a pas encore tout vu...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire