"Le trop plein", c'est ce que le général de Gaulle avait répondu à une question sur sa succession.
Nous plaidons ici pour des candidatures d'union à droite et à gauche afin de garantir un vrai choix au second tour mais nous redoutions que les résultats des cantonales n'aboutissent à l'effet inverse. C'est bien ce qui risque de se passer.
Depuis sa défaite, on sent à droite l'odeur du sang. Le chef du gouvernement et le chef du parti présidentiel sont entrés dans une polémique publique, officiellement sur la laïcité, en fait parce que Fillon se sent pousser des ailes et que Coppée est chargé de les lui rogner. Les centristes de l'UMP, de leur côté, se préparent à la sécession derrière Borloo qui se verrait bien candidat. Quant à Sarkozy, dont tous les sondages annoncent l'élimination au premier tour, il voit son autorité affaiblie au point que l'on commence, au sein de l'UMP, à parler d'une candidature alternative. Poussée de fièvre ou rupture?
A gauche, c'est plutôt l'odeur de la victoire qui suscite les vocations. Si la droite est menacée d'un remake de 1995, au PS, c'est la perspective d'une primaire façon 2006 qui s'annonce avec la confrontation des ténors : DSK, Hollande, Royale et même Aubry si le pacte est rompu. Quant à l'union de la gauche au premier tour on n'en a jamais été aussi loin. Hulot va, parait-il, se lancer dans la bataille, Mélenchon est plus décidé que jamais et les abonnés de l'extrème gauche seront, sans aucun doute, au rendez-vous.
Sans oublier, bien entendu, l'inoxydable Bayrou qui constitue un "autre centre" à lui tout seul.
Bref, c'est le boulevard pour Marine Le Pen ! Dans ce cas ce n'est plus au second tour que sera élu le Président de la République, mais de fait, au premier, sans qu'il ait même besoin de présenter un programme précis ni de négocier un accord de gouvernement avec ses alliés puisque le second tour ne sera qu'une formalté.
On comprend que cela se bouscule au portillon!
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