mardi 11 octobre 2011

UN CHOIX MONTEBOURGIEN

11/10/2011 : J – 206
De même qu’un condamné a 24 heures pour maudire son juge, le troisième, dans une élection à deux tours, n’a que quelques jours  pour jouir pleinement  des attentions dont il est l’objet. Ensuite, il redevient le troisième, c’est-à-dire celui qui n’a pas gagné.
Il en va ainsi dans toutes les élections présidentielles, depuis le « blanc bonnet et bonnet blanc » de Duclos en 1969,  jusqu’à la scène sous le balcon de Bayrou en 2007.
Cette semaine, Arnaud Montebourg peut donc s’amuser de la parade de la séduction que lui offrent les deux finalistes. Et il en profite.
« Ils sont  tous les deux les héritiers d’une même politique » ;,« ils n’ont pas de différences mais des sensibilités » ; « ils représentent la gauche traditionnelle » ; « nous avons en face de nous deux candidats issus de la même tradition politique social-démocrate qui utilisent les recettes retardataires du passé ». C’est ce qui s’appelle donner envie !
Aubry serait la plus proche ? « Elle n’a que 30 %, c’est bien peu quand on est première secrétaire du PS ». Toujours pas digéré Guérini…
Il va donc écrire aux candidats pour leur demander de prendre position sur quatre points : protectionnisme industriel, contrôle financier, VIème République, lutte contre la corruption. Le plus important, à ses yeux, est la reprise en main de notre souveraineté sur les marchés financiers, ce qui suppose la mise sous tutelle des banques.
Martine Aubry répond qu’elle " ne changera pas " mais aussi, que Montebourg appuie « sur trois points essentiels que j’ai défendus, que j’ai écrits dans ma lettre aux français : le problème des banques, l’Europe qui protège, la République nouvelle avec de nouvelles pratiques ».
François Hollande, de son côté, affirme : « Je ne ferai pas une politique en Zigzag, en fonction des personnes que je voudrais convaincre », mais aussi, qu' il entend les messages et va répondre sur l’ensemble des idées. Ainsi, il est d’accord pour taxer  les pays qui ne respectent pas les mêmes normes que nous, pour que l’Etat rentre, avec un droit de veto, au capital des banques qu’il soutient avec de l’argent public, et, sur les institutions, il veut revenir à une " présidence normale ".
Montebourg fera-t-il, au final, un choix entre les deux candidats ?
Il a d’abord dit qu’il « pourrait  ne pas donner de conseil de vote », avant de se reprendre : « je ferai sûrement un choix ».
Il découvre qu’en politique il faut aussi décider ! Nous lui proposons donc ce conseil, donné par Mont…herlant :

                                Choisissons bien nos ennemis,
                                Choisissons bien nos amis,
                                Puisque ceux-ci deviendront ceux-là.

1 commentaire:

http://agv-solferino2012.blogspot.fr/