19/09/2011 : J – 228
Un coup trop court, un coup trop long, un coup trop à droite, un coup trop à gauche. Un bon artilleur doit régler son tir pour atteindre sa cible. C’est ce que fait Martine Aubry avec François Hollande qu’elle a désormais en ligne de mire.
Résumons les exercices de tir de ces derniers jours.
Il n’a pas l’expérience ! Moi, j’ai été N°2 du gouvernement, lui s’est contenté de « parler à Jospin, comme tous les socialistes ».
C’est l’homme de l’échec ! Moi, j’ai tout réussi, les lois Auroux lorsque j’étais en cabinet ministériel; les 35 heures, la baisse du chômage, l’équilibre des comptes de la sécurité sociale lorsque j’étais ministre ; j’ai travaillé dans une grande entreprise, chez Pechiney ; enfin j’ai redressé le PS alors que lui l’a laissé au bout de 10 ans en pleine capilotade.
Il est irrésolu ! « Plutôt que d’avoir l’air sérieux, il faut une politique sérieuse », « le flou, ça va… », « les français ont envie qu’on leur explique et qu’on leur parle comme à des adultes ».
Il manque de solidité ! « Je pense que pour battre Sarkozy, il faut avoir des nerfs, il faut avoir du courage et un peu d’expérience ».
Il manque de cohérence ! Il prétend lutter contre les déficits mais son « contrat de génération » coûte très cher et d’ailleurs il ne sait pas combien. « François Hollande l’avait d’abord annoncé à 12 milliards et maintenant à 8... de toute façon, « cela ne marche pas ».
Et pour ceux qui n’auraient pas suivi : « Moi, je ne fais pas de concours pour savoir si je vais être plus austère ou plus sérieuse que François Fillon ».
Maintenant qu’elle a logé l’ennemi, les obus vont pleuvoir comme à Gravelotte.
En l’écoutant on se dit qu’il faut absolument préserver la France d’un tel président. Si Hollande était le candidat socialiste, comment pourrait-elle le soutenir ? Ce serait irresponsable…
Le risque, avec ce genre d’exercice, c’est aussi d’être atteint par des tirs amis. C’est ce qui vient de lui arriver. L’ami, c’est DSK, qui a confirmé lors de son grand retour à la télé (TF1) qu’il avait bien passé un pacte avec Aubry et que, s’il n’avait pas commis une « faute morale », il se serait présenté. Comprendre qu’elle n’est qu’une candidate de remplacement.
C’est peut-être cela que papa Delors appelle un « piège à cons » ?
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