jeudi 29 septembre 2011

ET SI LA PRIMAIRE ETAIT UNE BONNE IDEE ?

28/09/2011 : J – 219
Les candidats à la primaire socialiste se sont retrouvés, en fin d’après-midi, sur le plateau d’ I>Télé pour un second débat.
Arlette Chabot, directrice de l’information à Europe 1, arbitre la partie assistée de trois journalistes, Gérard Leclerc de LCP (économie), Mathieu Croissandeau du Parisien (social), Michel Darmon d’I>Télé (sécurité et immigration).
Placés tous les six en arc de cercle, chacun derrière son pupitre. Comme la dernière fois, on redoute l’ennui.
Eh bien, non, ce fut passionnant et nous avons été présomptueux en promettant pour ce soir un débriefing du débat.
On pourra toujours se gausser des contradictions, des surenchères, et, bien sûr, des  petites vacheries et coups de pieds sous la table.
On pourra aussi dire que le débat fut souvent confus, compliqué, technocratique, les stratégies contradictoires, les propositions irréalistes.
Sur tous ces sujets nous reviendrons, le temps de relire nos 27 pages de notes et de les digérer.
Mais ce qui a rendu, pour nous, ce moment exceptionnel (ceux qui ont compris notre démarche et lu ce qui est écrit en colonne de gauche de ce blog partagerons peut-être ce sentiment) c’est que le socialisme français vient, probablement, de franchir une étape majeure dans son évolution. Pour la première fois, il a affronté, qui plus est en direct devant les français, ses divergences et ses contradictions. Et comme cela intervient dans un contexte où tout lui sourit et alors qu’il peut légitimement prétendre à de prochaines victoires, nous sommes peut-être à la veille de la grande réconciliation entre  révolutionnaires et réformistes.
Nous pensions, en lançant ce blog, que la question se poserait inévitablement après la victoire ou l’échec de la présidentielle de 2012. Il semble bien qu’elle soir d’ores et déjà sur la table et c’est tant mieux.
Un mot tout de même sur la question que l’on se pose toujours après ce genre d’exercice : y a-t-il des vainqueurs et des vaincus ?
Pour nous cela ne fait aucun doute. Le vainqueur, c’est Hollande qui a su se poser en présidentiable et se situer au-dessus des autres. De toutes les façons, compte tenu de son avance, s’il n’a pas perdu, il a gagné !
Aubry n’est jamais parvenue à se départir de son rôle de chef du parti et s’est accrochée toute la soirée à son bilan et à son projet, et Royal, toujours empêtrée dans ses œuvres littéraires, récite longuement son bréviaire. L’une et l’autre, mal à l’aise, ne peuvent, par moment, réprimer agacement voire agressivité.
Montebourg,  en parfait idéaliste romantique, ne laissera pas insensible la gauche post-marxiste et Valls, courageux et réaliste,  prépare la gauche moderne en se positionnant, déjà, aux côtés de Hollande.
Paradoxalement, la plus grande surprise restera Baylet qui a fort opportunément abandonné le cannabis pour nous offrir une séquence nostalgie sur la France  du terroir, imprégnée du bon sens des paysans et des entrepreneurs. Cela méritait d’être écouté.
Saluons, ce soir, la politique dans ce qu’elle a de bon.

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