05/05/2011 : J – 366
Depuis le passage de DSK à Paris, la semaine dernière, c’est l’effervescence en strauss-kahnie. Les nombreux contacts qu’il a eus (Aubry, Fabius, Jospin, Peillon, Hamon, Destot, Emmanueilli et bien d’autres, de toutes tendances…) ont libéré les énergies et donné le signal du départ.
Chacun y va de son initiative : Moscovici organise au Sénat un déjeuner très médiatisé, Destot, le maire de Grenoble, réunit son « cercle de réflexion et d’animation », Cambadelis et Le Guen mobilisent le groupe de « coordination ». Difficile de les citer tous, Bartolone, Peillon, Collomb, Patriat, Valls, Filipetti, Jack Lang …mais tous tiennent à se distinguer. Les clubs et cercles divers se mobilisent : « besoin de gauche » (Moscovici), « Terra Nova » (Olivier Ferrand), Fondation Jean-Jaurès (Gilles Finchelstein)… Pendant ce temps-là, dans les ministères, les hauts fonctionnaires socialistes rédigent des notes à l’attention du Grand Homme ! Chacun se place.
Martine Aubry est également emportée par le mouvement et doit faire cesser la rumeur qui court, selon laquelle elle aurait annoncé à son équipe qu’elle renonçait. Pour l’instant elle a une réponse convaincante : « c’est une connerie ».
Sans doute, mais peut-on vraiment continuer ainsi pendant deux mois encore?
Tout cela fait bien désordre mais comment pourrait-il en être autrement ? Quand le chat dort…
Il manque un patron et DSK commence à mesurer l’ambiguïté de sa situation : il ne peut rien faire qui ne soit interprété comme une intervention dans la politique française, ce qui marquerait la fin de son mandat au FMI.
Assisterons-nous vraiment à ce spectacle jusqu’au 28 juin ou Dominique va-t-il anticiper son retour ? Pourquoi pas fin mai après le G8 de Deauville ? Mais pas à Deauville même cela ferait jaser...
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