15/05/2012 : J - 356
L'expression est de Jacques Chirac, qui parle d'expérience.
Elle s'applique aujourd'hui à Dominique Strauss-Khan qui traverse un mois de mai "horribilis".
D'abord la Porsche, puis les costumes et le train de vie et aujourd'hui l'accident! L'inculpation dont il est l'objet aux Etats-Unis pour une agression sexuelle présumée est plus qu'un emmerdement:
c'est un tsunami, la première vague avant le grand tsunami que nous évoquons en colonne de gauche et qui menace le PS en cas d'échec aux présidentielles de 2012?
En réalité, ce n'est pas seulement le PS qui risque d'être atteint dans sa crédibilité, voire dans sa respectabilité, par le scandale.
C'est, bien entendu, l'intéressé lui-même. Sans émettre le moindre jugement sur la réalité des accusations portées ni sur les conséquences judiciaires éventuelles, il est clair que quelles que soient les suites de cette affaire elle marque très probablement la fin de sa carrière politique(quoi qu'il arrive, il ne pourra être candidat à la primaire) et évidemment, la perte de son fauteuil au FMI.
Mais c'est surtout la France qui est touchée, risée du monde entier, elle voit son image brisée à la veille des sommets G8 et G20 et sa diplomatie affaiblie.
Et pourtant, nous avons échappé au pire du pire: imaginez, cela s'est joué à quelques minutes, que l'avion ait pu décoller et que Strauss-kahn soit aujourd'hui à Paris! Crise diplomatique majeure avec les Etats-Unis et crise politique en France, dont personne ne peut imaginer l'ampleur !
C'est, enfin, le FMI qui est atteint, privé de son directeur général en pleine crise mondiale, avec ses nouveaux soubresauts, notamment les menaces sur l'euro.
Rarement aussi pitoyable affaire aura eu de telles conséquences sur autant de personnes.
Dans nos prochaines chroniques nous nous abstiendrons cependant de l'évoquer, suivant en cela Martine Aubry qui demande d'attendre la réalité des faits et de respecter la présomption d'innocence et la décence.
Nous n'y reviendrons seulement si devait prospérer la théorie du complot qui pourrait inciter certains à tenter de détourner sur d'autres les responsabilités. Nous nous en tiendrons strictement à ce qui est notre propos: suivre la vie du PS jusqu'aux élections présidentielles et observer comment il va gérer cette crise dans les prochaines mois. Unité, rivalités?
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