Ils sont artistes, journalistes, intellectuels, politiciens, tous people, et ils se sont proclamés « juges de la parole ».
Au temps de Coluche et de Desproges, lorsque la liberté d’expression existait encore, on tournait en dérision les « milieux autorisés », c'est-à-dire ceux qui s’autorisent à penser.
Aujourd’hui ils font le 20 Heures…et gare à qui franchit la ligne jaune du politiquement correct qu’ils ont tracée, ils risquent de tout perdre : leur job, leurs amis, leur honneur…
Faciles à reconnaître, ils utilisent à tout propos le mot « stigmatiser ».
Ils habitent les quartiers chics mais sont solidaires des squatters, ils protégent les clandestins mais les seuls étrangers (eh oui,il faut surveiller les mots que l’on emploie) qu’ils côtoient sont « le rebeu du coin » (c’est encore, semble-t-il autorisé), les diplomates, les milliardaires russes ou du golfe. On pourrait continuer ainsi sur la plupart des sujets.
Cela ne serait pas vraiment grave, après tout ils ont eux-mêmes droit à la liberté d’expression, s’ils ne bénéficiaient du monopole de la parole et ne devenaient insupportables à la majorité des français(c’est Malek Boutih qui évoquait à ce sujet un « ras le bol »).
Pourquoi en parler aujourd’hui ?
Pace qu’ils viennent de trouver une nouvelle raison de s’indigner :
HARO SUR LA JUSTICE AMERICAINE !
On aura compris de quoi il s’agit ( non, ce n’est pas l’affaire Polanski).
Elisabeth Guigou se dit « heureuse » de ne pas avoir le même système judiciaire en France. Qu'on se le dise, tout va bien dans notre justice! Mémoire courte...
Robert Badinter, un Grand- Maître de la bien-pensance:« la justice américaine ce n’est pas celle que je porterais au podium…évidemment, par rapport au public, montrer que l’on traite ainsi un homme puissant et considérable en présence d’une victime qui, elle, est de condition très modeste, électoralement c’est payant … on dit la justice égale pour tous : plaisanterie, dérision… ». Non, Désolant !
Mais la palme d’or revient à Eva Joly : « en France on fait attention, on réunit les éléments à charge et à décharge ». Si ce n’est pas de l’humour ayons une pensée pour tous ceux qui doivent s’étrangler…
Comment la gauche, une partie au moins, a-t-elle pu en arriver là ?
Entre une « présumée victime », femme, pauvre, noire, immigrée, musulmane, et un « présumé coupable » justifiant sa demande de mise en liberté sous caution avec pour argument les garanties de sa richesse(1 million de $ de caution plus de 5 millions de $ de garanties), n’a-t-elle pas choisi ? Il y a, bien entendu, eu des exceptions, féminines essentiellement ( Aubry et Royale qui ont su maintenir le balance égale), mais elles ont été occultées par des propos disons « inattendus » tenus par de nombreux socialistes, tels que Cambadelis ou Jack Lang (Bravo pour son " il n’y a pas mort d’homme " !)…
Nicolas Sarkozy aurait, parait-il déclaré, en privé : « la gauche a perdu la bataille de la morale ». Le PS cherche-t-il à lui donner raison?
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