12/03/2011 : J - 422
Le fantôme du 21 avril rôde dans les états-majors et nous avions tort de considérer comme utopique l’idée de la constitution de « pôles démocratiques » à droite et à gauche (à ne pas confondre avec un front républicain réunissant droite et gauche, qui ferait le jeu du FN ravi de sa formule « l’UMPS »).
Le fantôme du 21 avril rôde dans les états-majors et nous avions tort de considérer comme utopique l’idée de la constitution de « pôles démocratiques » à droite et à gauche (à ne pas confondre avec un front républicain réunissant droite et gauche, qui ferait le jeu du FN ravi de sa formule « l’UMPS »).
A droite, Nicolas Sarkozy, qui a toujours milité pour un rassemblement de son camp au premier tour, donne des gages aux centristes (il vient de leur céder sur le projet de déchéance de la nationalité) et entreprend une danse de la séduction auprès de Villepin.
A gauche, des voix s’élèvent autour de deux idées.
Au sein du PS, obtenir le retrait des poids lourds au profit de DSK. On évoque même la renonciation aux primaires. Ainsi Moscovici propose « d’analyser la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir ». Patriat, le Président de la région Bourgogne, souhaite que l’on « oublie ces primaires dangereuses ». Vauzelle, le Président de la région PACA, lance une pétition pour « l’annulation des primaires »…
Difficile, tout de même, d’abandonner une procédure de désignation du candidat formellement approuvée par les militants et adhérents. Il s’agirait plutôt d’éviter à DSK d’avoir à affronter les ténors. Des primaires où ne figureraient, au mieux, que des candidatures « de témoignage » deviendraient alors la cérémonie du sacre de DSK.
Bien entendu, les prétendants résistent et affirment qu’ils n’envisagent pas de renoncer, pour l’instant… car que penser du dernier sondage (CSA pour la Dépêche du Midi) qui place DSK largement en tête (30 %), devant Le Pen (21 %) et Sarkozy (19 %), alors que dans les hypothèses où le candidat est Aubry, Hollande ou Royal, le candidat du PS arrive systématiquement en troisième position derrière Sarkozy premier et Le Pen seconde ?
Au delà du PS, l’idée d’un rassemblement derrière le candidat PS, le moment venu, des autres partis de gauche, commence à émerger. Déjà Cohn-Bendit envisage sérieusement le retrait du candidat écologiste si le péril de l’extrême droite se confirme. On dirait même que Mélenchon se fait un peu plus discret en ce moment…, mais n’y croyons pas trop.
En revanche, on continue, à droite comme à gauche, à se refuser au combat frontal avec le FN et l’on s’en tient à la simple diabolisation. La seule chose que l’on ait trouvée, c’est un mot d’ordre : « ne l’appelez plus jamais Marine » ! On peut dire Ségolène, Martine, etc., mais pas Marine, c’est trop familier. Dommage que le prénom figure sur le bulletin de vote…
Qui se décidera à apporter de bonnes réponses aux questions, même si on les juge mauvaises, que se posent un grand nombre de français (près de la moitié si l’on en croit certaines enquêtes d’opinion) ?
Ne pas le faire n’est-ce pas aussi une forme de « stigmatisation » ?
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