Vous avez raté l’annonce officielle de la candidature de Dominique Strauss-Kahn ? C’est normal, elle interviendra le 27 mai à l’occasion de la réunion des chefs d’états du G 8, à Deauville. Ce n’est donc pas un scoop mais c’est une évidence. Pour au moins deux raisons :
- C’est un homme responsable, qui dirige l’institution internationale la plus impliquée dans le traitement de la crise mondiale. Et cela au moment où le FMI s’engage dans la réforme la plus profonde de son histoire avec une nouvelle répartition du capital réduisant la part des cinq pays historiquement dominants (États-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne et France) au profit des nouveaux émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) et la redéfinition des règles de gouvernance. Il est en effet, maintenant acquis que le principe qui prévaut depuis les accords de Bretton Woods (la Banque mondiale aux américains, le FMI pour un européen), ne s’appliquera plus au départ de DSK.
Peut-on imaginer une seconde que s’il avait souhaité rester à la tête du FMI il ne l’aurait pas clairement fait savoir, épargnant ainsi à l’institution qu’il dirige les doutes et les intrigues qui la fragilisent ? Quelle légitimité conserverait-il si, en définitive, il restait ? Comme s’il s’agissait d’ un second choix …
- C’est un socialiste responsable, grand favori des prochaines élections présidentielles. Peut-on imaginer une seconde qu’il pourrait maintenant se dérober après avoir cannibalisé ses concurrents et camarades du parti socialiste ? Il a mal vécu le renoncement de Delors qui a ruiné les chances de son ami Jospin. Et il pourrait reproduire un tel scénario ?
Résumons : il n’a pas déclaré qu’il ne sera pas candidat, donc il est candidat !
A quand l’annonce officielle ? L’idéal serait à l’occasion du G 8 dont la date prévue est fin mai. Parfait pour les primaires et élégant pour les chefs d’états qui pourront ainsi, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, s’occuper de sa succession.
Et puis l’on assisterait, en direct mondial, à la première manche de la compétition entre les deux hommes : qui sera le premier à faire l’annonce ? Le président du G 8 ou le directeur général du FMI ?
Intéressante question pour un 1er avril…
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