vendredi 25 février 2011

QUELQUES AMABILITES

25/01/11  : J – 468
Martine Aubry et Ségolène Royal poursuivent leurs échanges sur les ondes : répondant à Martine Aubry qui avait déclaré la veille, sur Canal + " elle est un petit peu impatiente là, Ségolène ", cette dernière, chez  Jean-Pierre Elkabbach à Europe 1, répond : " je trouve tout cela bien décevant, je pense que les français méritent autre chose que ces échanges de petites phrases… ".
Qui a commencé ? Peut-être Ségolène, le 23 Janvier au Grand Jury RTL- LCI- Le Figaro, lorsqu’elle a regretté le suspens maintenu par Aubry et Strauss-Kahn sur leur éventuelle candidature et les a incités à se déclarer rapidement, estimant que leur indécision " nuisait au débat " …
Mais avant, il y avait déjà eu " le clapotis des vagues " de Martine, en réponse au procès en " indécision "  par Ségolène, laquelle lance, dans l’émission "face aux français " de "France 2 " : « …ce qui est aberrant, c’est que le PS n’a ni candidat ni projet »…
Bref la "guerre des dames " continue.
Le cauchemar d’Attali.
On peut aimer ou pas Jacques Attali, mais il est toujours intéressant de l’écouter, en l’occurrence de le lire, dans l’Express.fr. du 25 Janvier sous le titre : « le prochain Président devra pratique l’austérité », où il se dit consterné par le coté dérisoire du débat sur la dette publique en France. La droite et la gauche ne parlent que du transfert de quelques milliards d’un impôt vers un autre en invoquant, pour la première, une imaginaire convergence fiscale franco-allemande et, pour la seconde, la justice sociale, pour ne  taxer que 3% des plus riches. Dérisoire.
Pour lui, le vrai problème est de savoir si, au total, les impôts sont assez élevés face aux déficits. si la France ne trouve pas, avant la fin de 2013, entre 75 et 90 milliards d’euros, selon le taux de croissance, en dépenses supprimées ou en recettes supplémentaires, la dette publique se situera entre 90 et 120 % du PIB.
Alors, dit-il, la France ne sera plus souveraine. Or, élections obligent, rien de sérieux ne sera fait ni en 2011 ni en 2012.
 Le diagnostic est parfait. Maintenant, la conclusion qu’en tire Jacques Attali : " quel que soit le résultat des urnes, Dominique Strauss-Kahn entrera à l’Elysée en mai 2012 ! Soit comme président de la République, soit comme directeur général du FMI, en charge d’imposer à Nicolas Sarkozy les économies budgétaires et les hausses d’impôts qu’il aura rejetées pour se faire réélire ".
Electoralement le raisonnement est un peu rapide car si DSK est candidat et battu par Sarkozy le scénario ne fonctionne plus. Mais s’il n’est pas candidat et que le candidat socialiste est élu ?

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