vendredi 25 février 2011

TOUT CA POUR CA ?

20/02/2012  : J- 442 
Le passage à Paris de DSK fait penser à cette phrase de Coluche : « le plus dur pour un homme politique, c’est de se souvenir de tout ce qu’il ne faut pas dire ».
De fait, les français attendaient un message fort mais ils n’ont eu droit qu’à « la France me manque, comme à n’importe quel expatrié ».
Interrogé sur  France 2, au journal de 20H, il a manifesté son intérêt pour les gens et son inquiétude face à la crise sociale en Europe, mais il a, surtout, martelé : « aujourd’hui c’est clairement au FMI que je travaille », « le problème du raccourcissement de mon mandat ne se pose pas pour moi », « je suis le directeur général du FMI et je ne suis que le directeur général du FMI ». On ne peut pas dire que l’on ait avancé vers la candidature !  
L’explication vient peut-être de Washington où l’entourage de DSK redoute la capacité de nuisance des juristes du FMI. Le petit jeu des déclarations par personnes interposées et des petites phrases à double sens ne pourrait-il pas, en l’absence d’un démenti formel de l’intéressé, être assimilé à une déclaration de candidature ?
Cela expliquerait pourquoi Dominique Strauss-Kahn  éprouve le besoin de répéter si souvent qu’il dirige le FMI, tâche qui l’occupe à plein temps, et qu’il n’a rien d’autre à l’esprit.
Si elle ne répond pas à l’attente des français, cette posture vise à éviter toute mauvaise surprise de Washington. Il vaut mieux, en effet, démissionner du FMI avant de faire acte de candidature que d’être candidat après avoir été « démissionné » du FMI…

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